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“Rêve d’une chose” récits plastiques

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Du au

La Maison Salvan de Labège n’est pas un « White Cube » comme on dit dans le jargon propre à l’art contemporain. Elle a un passé, une âme que les artistes ressentent et intègrent. L’exposition Le Rêve d’une chose est le fruit du travail de six artistes qui l’habitent de manière dense avec leurs récits plastiques. A voir du 16 mai au 5 juillet.

Des narrations plus ou moins personnelles, plus ou moins fantasmées qui nous entraînent dans des univers si différents qu’à un moment ou un autre, on se trouve particulièrement touché et concerné… et prêt à poursuivre le récit… de l’autre ou de soi-même. Bertille Bak, Suzanne Husky, Julie Meyer, Caroline Pandelé, Özlem Sulak, Capucine Vever racontent avec des vidéos, photos, dessins, installations. Pourquoi ce titre ? Paul de Sorbier, responsable du lieu, l’a emprunté à un roman de Pasolini, une chronique gigogne où s’imbriquent plusieurs récits. C’est le cas de cette exposition. Capucine Vever présente The Long Lost Signal (illustration), le voyage d’une boîte noire contenant un élixir sur les eaux de l’Atlantique. Lancée sur les rives de la Vilaine à Rennes et munie d’une adresse mail, cette boîte a atteint le Golfe de Gascogne et a été ouverte deux fois. Suzanne Husky installe une forêt miniature dans laquelle le regard se promène entre les arbres dont l’écorce est constituée de tissus de vêtements qui eux-mêmes ont une histoire que l’on ignore mais qu’on ne peut qu’imaginer. Version originale non sous titrée, c’est le titre de l’installation vidéo d’Özlem Sulak. Cette artiste turque, née un an avant le coup d’état de 1980, propose une vidéo contemplative qui nous conduit de la nature à la culture, associée à un récit dans les quatre langues que la jeune femme a dû pratiquer dans sa vie : le turc, le français, l’anglais et l’allemand. Caroline Pandelé nourrit son travail de la correspondance d’un couple sur trente ans, depuis la seconde guerre mondiale jusqu’à la fi n des années 60. Il y a parfois osmose entre ces lettres et l’histoire personnelle de l’artiste. Lisières, c’est le titre de la proposition de Julie Meyer, son errance volontaire et à pied le long du périphérique toulousain : lieux de marginalisation et de survie, lieux récréatifs se succèdent de manière absurde et incohérente. Bertille Bakenfi n a consacré son travail Ô Quatrième aux récits que lui ont fait des religieuses dans une maison de retraite et qui, au fur et à mesure qu’elles avancent en âge, montent de plus en plus haut… jusqu’au quatrième. Le souhait pour cette exposition serait que, au final, un autre niveau de récit s’inscrive dans la tête du visiteur…

www.maison-salvan.fr

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