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ManifestO, souvenirs du monde contemporain

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Du au

Le festival ManifestO de photographie contemporaine installe à nouveau ses conteneurs maritimes dans Toulouse, avec cette année comme invité d’honneur le Belge Michel Vanden Eeckhoudt.

Après plus de 400 candidatures venues du monde entier, 15 lauréats ont été sélectionnés pour composer la sélection 2014, toujours soucieuse de représenter la photographie d’aujourd’hui. ManifestO propose des découvertes visuelles allant du reportage à l’exploration intimiste, en passant par la mise en scène.

Michel Vanden Eeckhoudt

Doux-amer de Michel Vanden Eeckhoudt se constitue d’une suite de photographies prises au cours de voyages à travers le monde (Inde, Ukraine, États-Unis, Le Caire, France, Belgique), et donnant une grande place aux animaux. Assemblée de cochons, cheval au galop dans les rues du Caire, ratons laveurs pris au piège dans un zoo minable ou autres cabots divers (son animal de prédilection) forment un bestiaire varié et décliné dans un noir et blanc superbe offrant des images empreintes d’une profonde mélancolie. Les situations incongrues dévoilées par un cadrage acéré font parfois sourire, mais comme l’indique le titre de la série, Michel Vanden Eeckhoudt révèle la poésie d’un monde désaxé prêt à basculer dans l’absurde et le dérisoire, ou le tragi-comique, et ce dans les situations les plus quotidiennes. La beauté de ces portraits animaliers interpelle par son étrangeté si sensible, tout comme les autres images présentées dans la série : un regard unique mis en avant par le festival, notamment lors de la soirée d’ouverture du vendredi 19 septembre où ses photographies seront projetées sur un mur d’eau, cours Dillon, et visibles depuis la prairie des filtres.

De Tout in haut de’ch terril à la Chambre des fleurs

L’aspect documentaire est représenté par plusieurs photographes du cru 2014, comme avec Charles Delcourt, qui raconte le passé ouvrier des territoires du nord de la France par ces montagnes de schistes (terrils) offertes aux regards (illustration), ou la série Jette de Sébastien Delahaye qui décrit la vie d’habitants d’une tour résidentielle bruxelloise, balcons et baies vitrées de ses voisins composant la scène théâtrale du quotidien, conçue comme un Fenêtre sur cour photographique. Des carnets d’Ukraine (Joseph Charroy) à la Le festival de photographie contemporaine installe à nouveau ses conteneurs maritimes dans Toulouse, avec cette année comme invité d’honneur le Belge Michel Vanden Eeckhoudt. ManifestO, souvenirs du monde contemporain description d’une nature montagnarde parasitée par l’exploitation touristique (Bertrand Cavalier), chaque série lance des témoignages subjectifs de notre monde contemporain. À l’inverse, Virginie Plauchut nous plonge dans une introspection douloureuse, avec sa série Sans preuve ni cadavre, tandis que Philippe Leroux réalise le portrait intimiste de son père (Le coeur de Pierre). Réalité et fiction se mêlent dans Les Enfants-modèles, série photographique couleur à la mise en scène travaillée de Stéphanie Roland, tout comme dans les natures mortes d’Hervé Baudat, conçues comme des « reflets de visages et de fleurs », ou encore dans la série de la Toulousaine Marie-Pierre Cravedi, intitulée Réunion. Une diversité des propositions qui forge l’identité du festival, avec toujours l’ambition de promouvoir le travail de jeunes artistes. Le site principal des expositions se situera cette année cours Dillon, les galeries Photon, Numériphot et la médiathèque de Tournefeuille accueillant également des manifestations associées. DM

Du 19 septembre au 4 octobre 2014
www.festival-manifesto.org

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