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Pasolini

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Sortie en salle le

Abel Ferrara s’était un peu perdu avec Welcome to New York, entre sujet trop people (l’affaire DSK) et autoportrait en creux. Il retrouve son chemin avec sa version des derniers jours de Pasolini. Rien d’étonnant à ce que le réalisateur de Salo ou Accatone ait intéressé Ferrara, tant ils ont en commun une image erronée de cinéaste sulfureux là où tous deux pratiqueraient plutôt une forme transgressive de cinéma sulpicien. L’Italo-Américain démasque son modèle en proposant le portrait d’un homme concerné, jusqu’à l’indignation, par l’état du monde où il vivait, mais guidé par une certaine douceur et un sens de l’épicurisme. Certes, il sera compliqué pour ceux qui ne seraient pas familiers de Pier Paolo Pasolini de recomposer ce puzzle mental, fragmenté entre hypothèse du déroulé de la fin de sa vie et fantasme du film dans lequel il se lançait avant d’être brutalement assassiné. Pour autant, dans cette partie-là, notamment une sublime scène de cérémonie de la procréation, Pasolini incarne à la perfection l’esprit du cinéaste, à la fois cru et vibrant, provocant et radieux, païen et spirituel. Si le labyrinthe élaboré par Ferrara est un rien méandreux, il signe là bien plus qu’un biopic, un film profondément pasolinien, et ce n’est pas la moindre de ses réussites.

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