banniere festival rue Ramonville
pub flash
Xconfessions banner 1

Igor Dromesko fait son cirque

0
Publié le

Il vient passer les fêtes à Tournefeuille avec son drôle de spectacle, ses comédiens fantasques et sa ménagerie décousue : Igor Dromesko bivouaque à l’Usine pour Le Jour du Grand Jour.

Le Jour du Grand Jour - Dromesko

 

Un hommage rapiécé aux grandes occasions de nos petites vies. Et parce qu’on est plus heureux en famille, l’homme du Cirque Aligre et de l’illustre Volière, originel complice de Zingaro, rameute dans sa hotte Bonaventure Gacon et Pierre Meunier. Interview.

Le Bivouac

Igor Dromesko : On est copains avec Pierre Meunier (qu’il appelle Grand Pierre) depuis la Volière, depuis vingt ans ou plus. L’an dernier on est venus à Toulouse voir Matamore dans lequel jouaient mon frère Branlo (Petit théâtre baraque) et Bonaventure Gacon (Le Boudu). On a ri, on a pleuré, dans la même heure et on s’est dit que ce serait bien de profiter de l’aventure pour se créer une nouvelle occasion d’être ensemble. Entre compagnons de route, on est toujours contents de se retrouver.

Le Jour du Grand Jour

Ce spectacle est une création toute neuve, qu’on a présentée à Annecy et jouée quelques fois depuis. J’aime ça, créer et jouer dans l’urgence, ça évite de tomber dans les ornières de la facilité, du formatage, des tics. On part de tous petits instants pour créer nos spectacles. Y en a qui font les intelligents, mais nous, ça peut partir d’un tabouret qui bascule, d’un incident de la vie, d’un projet avorté qui se transforme en autre chose. Là, c’est le cas : dans les derniers mois un spectacle prévu avec Jacques Bonnaffé n’a pas abouti, puis avec ma femme on a marié notre fille, puis mon père est mort. Ce n’est pas une boutade, c’est ça la vie, ces moments, ces cérémonies, et c’est de ça dont on voulait parler, de choses toutes simples. On est partis de cette envie-là. Mais déballer cette intimité sans la mettre en costume, c’était impossible : la mise en scène est née de là.

En piste ?

Le dispositif est bifrontal, le public se retrouve dans la situation d’un défilé : un truc qui ne s’arrête pas, en perpétuel mouvement comme dans Umwelt ou certains spectacles de Maguy Marin, des choses de la vie qui passent, qui se télescopent, qui sont selon l’instant tantôt dans l’ombre, tantôt dans la lumière. Les moments apparaissent, s’en vont, par petites touches, comme dans le manège de la vie. C’est une façon de prendre les choses très simplement, à l’horizontale : un moyen pour nous artistes, d’allumer des mèches dans la tête du spectateur sans raconter forcément une histoire. Chacun s’invente son propre spectacle au fur et à mesure.

www.dromesko.net

Share.

Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.