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Welcome in Tziganie

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Du au

LA BOHÊME EN GASCOGNE > Welcome in Tziganie migre avec ses chapiteaux à Seissan, village gersois situé à une vingtaine de minutes d’Auch, pour trois jours de musique et de culture des Balkans.

Dans un cadre entouré de verdure, vivez à l’heure des Roms, Manouches et Tziganes. Le cœur du festival est la musique, avec une programmation éclectique placée sous le signe de la découverte. S’ajoutent des expositions, rencontres autour de la culture balkanique, ateliers pour les enfants, mais aussi stages de danse, de musique et même de langue romani.

Festif et fédérateur

Tout en restant à échelle humaine, le festival Welcome in Tziganie prend de plus en plus d’ampleur. En 2014, ce sont 4500 personnes qui se sont réunies sous chapiteau pour découvrir une culture qu’elles ne connaissaient souvent qu’au travers des films d’Emir Kusturica ou Tony Gatlif. Elles se sont jointes aux aficionados, passionnés de culture tzigane « Des Parisiens, des Espagnols, quelques Belges aussi. Cette année, des Australiens vont venir pour suivre la Fanfar’class  » confie Florian Calvez, créateur et coordinateur depuis 2008. Toutes les générations se retrouvent autour du copieux menu concocté par l’association L’Air des Balkans. Les plus âgés sont amoureux du violon tzigane. Les jeunes désirent faire la fête sur des sons entraînants. Les familles veulent offrir à leurs enfants une fenêtre sur l’Europe de l’Est et ses peuples, trop souvent stigmatisés en France.

Exclusivités made in Tziganie

Tout d’abord ce projet atypique, fusion entre une fanfare albanaise et un groupe de ragga hip hop londonien. Jamais vu en France, Fanfara Tirana & Transglobal Underground est un projet unique en son genre, l’un des coups de cœur de l’équipe (25 avril). Autre association qui promet d’enchanter plus d’un, celle entre Angelo Debarre, grand guitariste manouche, et Noé Reinhardt «  le cousin du petit-fils de Django Reinhardt ». Le trio d’Angelo Debarre, deux guitares et une contrebasse, s’enrichit d’un violon et d’un cimbalom, également appelé piano tzigane (24 avril). Le génie de la clarinette bulgare Ivo Papasov revient dans la région, après un passage remarqué au Rio Loco 2008 (25 avril). Tout comme Kosa Mostra, ensemble grec mêlant ska, punk et rock, qui avait enflammé la foule lors du festival Cumpania en Ariège (25 avril). Ces artistes se font rares en France et c’est une chance que le festival nous les serve sur un plateau.

A vous de jouer !

Six stages sont proposés dont une Fanfar’class in Tziganie exceptionnelle. La première fois qu’une fanfare étrangère encadre la cinquantaine de musiciens venus se former, dans la joie et la bonne humeur. Pour leur première venue en France, Ekrem Mamutovic Orkestar, célèbre fanfare serbe primée de nombreuses fois au très réputé festival Guča, se prête au jeu. Une transmission orale, nouvelle façon d’appréhender ces musiques, dans la plus pure tradition balkanique. Clarinettistes et cordes ne sont pas en reste, puisque deux master-classes leur sont réservées, animées par Ivo Papasov et Les Yeux Noirs, que l’on retrouve sur scène le 25 et le 26 avril. Et pour aborder la langue romani, stage avec Slavka Radenez, Rom bulgare installée en France depuis 15 ans.

Provoquer la rencontre

Le festival ne se définit pas comme militant mais a tout de même l’ambition de faire se rencontrer des personnes qui ne se côtoient jamais. « On s’est rendu compte qu’avec le festival, on pouvait ouvrir l’esprit des gens sur ces populations méconnues et discriminées ». Depuis trois ans, l’association L’Air des Balkans œuvre à impliquer toujours plus les Roms du quartier Garros à Auch, pour la plupart arrivés pendant la guerre du Kosovo. Et ça marche ! On leur donne enfin la parole, eux habituellement voués au silence dans les médias traditionnels. « Malgré leurs conditions de vie, les Roms dégagent beaucoup de joie de vivre» se réjouit Florian.

Pour se joindre à la fête, on peut prendre la navette du festival Welcome in Tziganie qui relie Auch au site de Seissan. Et pour dormir, rien de mieux que le camping 3 étoiles tout proche (gratuit sur présentation du billet), avec vue sur les collines gersoises et les Pyrénées. Trois jours de nomadisme bons à prendre !

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