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Actoral

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Du au Théâtre Sorano / Jules Julien

ECRITURES CONTEMPORAINES EN OPEN BAR > Hubert Colas a créé le festival Actoral en 2002 à Marseille, dans la foulée de Montévidéo, le lieu de résidence de sa compagnie. Actoral fait étape à Toulouse à l’invitation des théâtres Garonne et Sorano.

En quelques mots, comment est né ce festival ?

Hubert Colas : Son histoire est très liée à celle de ma compagnie, Diphtong Cie. Quand nous avons créé le lieu où nous travaillons, Montévidéo, sa taille, son architecture nous ont incités à l’habiter davantage et à inviter d’autres artistes à le partager. Ce qui m’intéressait au départ, c’était le texte, la littérature. On a donc dans un premier temps invité des écrivains, de la poésie sonore, des auteurs dont les écritures portaient sur le monde des éclairages différents mais qui avaient en commun de produire une réalité forte, d’instaurer une relation d’immédiateté avec le public. On a d’abord invité des auteurs tout au long de l’année, puis sur le temps d’un week-end, puis plusieurs week-ends et c’est ainsi que le festival « Actoral. Rencontres d’écritures » est né.

Comment s’est bâtie la programmation ?

H.C : Mon envie de départ était d’explorer les nouvelles écritures scéniques, la performance, le travail des nouveaux collectifs par exemple, et de donner à entendre non seulement des voix d’aujourd’hui, mais aussi de décloisonner les disciplines, théâtre, roman, poésie, arts plastiques, vidéo, etc. Nous continuons toujours sur la voie de cette ouverture aux écritures contemporaines de toutes formes, et du mélange des publics. Aiguiser les curiosités des spectateurs, faire se rencontrer des artistes aussi, venus d’univers très différents, c’est favoriser entre eux l’émergence de nouvelles dynamiques, parfois même de nouveaux projets en commun. A partir de lieux où j’avais noué des proximités, les théâtres Garonne et Sorano à Toulouse, mais aussi Nantes, le Canada, etc., Actoral aujourd’hui « festival international des arts et des écritures contemporaines » est devenu une aventure particulière, qui a créé elle-même sa propre façon d’essaimer.

Qu’est-ce qui fait la spécificité d’Actoral ?

H.C : Le fait que ce soit un artiste qui en soit à l’origine, que les auteurs y prennent la parole sur leur écriture, que la programmation réunisse des artistes transversaux et des formes polymorphes font d’Actoral un festival original. On programme beaucoup de petites formes, légères, pour faciliter les interactions entre textes et musiques, entre arts visuels et performances théâtrales, etc. Le public vient voir une chose, puis deux, un spectacle en appelle un autre. Et cela conserve le plaisir de la découverte. Côté auteurs, pour cette venue à Toulouse, on a eu la volonté de faire entendre des écrivains du cru : Laurent Mauvignier bien sûr, mais aussi Jean-Hubert Gailliot, fondateur des éditions Tristram, Stéphane Arcas, vidéaste et plasticien toulousain qui vit à Bruxelles. Leur travail, en complémentarité entre plusieurs disciplines, illustre bien l’esprit de ce festival.

Le programme de cette édition toulousaine (18 euros le pass 4 soirées) réunit également des performeurs (l’artiste visuelle Miet Warlop, le glaneur d’objets Pieter de Buysser, l’iconoclaste Vincent Thomasset), et des musiciens. Un live concert électro-chorégraphique de Dewey Dell met en scène une partie de la tribu Castellucci. Le duo Transfer mêle impro musicale et textes à des travaux visuels. Le tout à consommer sans modération.

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