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Cahors Juin Jardins

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Du jardin au paysage > Il fête cette année sa dixième édition : le festival lotois Cahors Juin Jardins a bien grandi et ses pousses volubiles font désormais des bourgeons dans tous les territoires autour de la ville. Avec une thématique axée cette saison sur le jardin paysage, il essaime et vEn 2006 à sa création, la manifestation avait simplement, tout naturellement, pris sa place dans la mouvance de juin des journées nationales Rendez-vous au jardin. Associer l’ouverture des jardins aux promeneurs déambulant et à leur soif de propositions artistiques, cela a été la vraie bonne idée portée en particulier par Isabelle Marrou, directrice artistique du festival et toute son équipe.oit plus grand.

Verts territoires

Le double objectif : valoriser le patrimoine de la ville en matière de monuments et de jardins labellisés remarquables, tout en explorant sans relâche les pistes ouvertes par la création plasticienne contemporaine. 25 jardins secrets et des jardins privés ouvrent leurs portes spécialement pour l’occasion et reçoivent des expositions tout le long du mois de juin. Mais le festival déborde le cadre de la ville de Cahors et s’étend désormais aux communes voisines : le Parc régional des Causses du Quercy s’offre en vaste terrain de jeu et quatorze villages entre Saint-Cirq-Lapopie et Le Montat ont participé cette année à un grand parcours de jardins paysages. Chaque jardin prend sa place dans une vaste exposition publique de la photographe Amélie Debray qui en a suivi chaque étape de création, avec l’ethnologue Bruno Almosnino. Le jardin comme vecteur de lien social et intergénérationnel, c’est aussi l’effet du travail mené par l’artiste paysagiste Alice Freytet accueillie en résidence au lycée des Territoires de Cahors-Le Montat. Observation sensible, collecte d’expériences, cartographie et maquette, les élèves ont élaboré chaque parcelle du jardin du lycée qu’ils espèrent voir devenir le 26e jardin remarquable du territoire.

L’art en lianes

Dès le visuel de l’affiche, créé par Hélène Angeletti et Carole Bouffie, organique, coloré et psychédélique, le ton est donné : le festival cultive l’art en rhizome, sous toutes ses formes, sans sectarisme et avec un bel enthousiasme. Après un appel à projets ouverts aux plasticiens, paysagistes, architectes et designers du végétal, la sélection des projets a donné lieu à de nombreuses installations qui jalonneront la ville dès le week-end inaugural et festif à la Médiathèque. A découvrir les volumes filaires et l’architecture légère des arcs de l’Atelier Yok Yok qui habilleront les voûtes du cloître de la cathédrale (Voûte filante); le dialogue sensuel entre les arbres témoins du parc Olivier-de-Magny et la structure colorée imaginée par Catherine Baas, sculpture in situ qui nous invite à la contemplation ; autre invite à l’émotion esthétique et au partage de sensations, le travail de Caroline Bouissou, Observatoire, où le paysage est un tableau interactif. D’autres jalons serpentent tout au long du mois : le marché aux livres et aux plantes, rendez-vous des passionnés, libraires, horticulteurs et jardiniers comme vous et moi, fête sa 4e édition le 6 juin. Le même jour, une promenade-lecture se déploie à partir de l’office de tourisme. Bien au-delà, à Toulouse et à Paris, le festival étend ses lianes, via d’intéressantes coproductions avec la Fondation Espace Ecureuil et le Goethe Institut. Ainsi Verena Issel, artiste allemande, revisite le concept de jardin asiatique autour des mots-clés jardin-espace-rêve tandis que Michel Thamin sculpteur sur pierre installe ses mystérieuses pierres dressées, avatars des cairns bretons.

 

> Travaux d’artistes plasticiens, des paysagistes et des designers du végétal exposés jusqu’à fin juin.

> Lieux : Cahors et communes voisines

> + d’infos : http://cahorsjuinjardins.blogspot.fr

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