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Les bords perdus

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Du au IsdaT

Yoann Gourmel, critique d’art et commissaire d’expositions, a proposé un concept d’exposition Les bords perdus complexe et dynamique à sept jeunes créateurs diplômés de l’IsdaT (Ecole des Beaux Arts de Toulouse)

Les bords perdus, c’est bien comme les « fonds perdus », un terme utilisé en imprimerie pour désigner la partie du document qui se trouvera après la coupe à l’impression. Ici, il s’agit d’une exposition conçue par Yoann Gourmel, critique d’art et commissaire d’expositions.

Yoann Gourmel a proposé un concept d’exposition complexe et dynamique à sept jeunes créateurs diplômés de l’ IsdaT (Ecole des Beaux Arts de Toulouse). Ils sont tous issus de cette école mais de générations différentes. Benjamin Renaud est designer graphiste, les six autres sont plasticiens : Thomas Bernardet, Rémi Groussin, Romain Ruiz Pacouret, Emmanuel Simon, Lisa Tararbit et Marie Zavieja.
En exergue du projet, le titre long d’une courte nouvelle de Julio Cortazar : « petite histoire tendant à illustrer la caractère précaire de la stabilité dans laquelle nous croyons vivre. Autrement dit : les lois pourraient céder du terrain aux exceptions, hasards et improbabilité, et c’est là ce que j’attends». La « stabilité » des habitudes d’expositions est ici remise en question, en danger. Il s’agit de mettre en interaction le lieu qui accueille l’exposition, le lieu lui-même, le Palais des Arts de Toulouse, et les œuvres. On sait qu’avant l’avènement dans les années 40 du désormais incontournable « White Cube », les espaces d’exposition étaient tapissés de papiers peints aux motifs végétaux et autres boiseries. Le Palais des Arts réunit à lui seul toutes ces ambiguïtés : c’est un « White Cube » intégré dans un site patrimonial. La règle du jeu, rapidement détournée a été la suivante : chacun des sept participants devaient imaginer un fond sur lequel se déploierait l’accrochage des œuvres : les siennes et celles des autres artistes. Cela a généré rapidement une dynamique « contamination mutuelle et évolutive », des tentatives de dialogues, des frictions, des confrontations, des superpositions…
Difficile et passionnante expérience de travail collectif qui «interroge l’autonomie des œuvres en fonction de leur support et de leur environnement».

> Les dates :

Exposition : du 2 septembre au 9 octobre à l’IsdaT

Vernissage : le 30 septembre à 18h30

> En savoir + : www.isdat.eu

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