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Plastic Queer

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Du au Fiac (Tarn)

Le concept de Plastic Queer, unique et original, consiste à organiser des résidences de création chez les habitants du village.

L ‘événement annuel de l’AFIAC, Association Fiacoise d’Initiatives Artistiques Contemporaines existe depuis 2000 dans un petit village du Tarn, Fiac qui compte 850 habitants. Le concept, totalement unique et original, consiste à organiser des résidences de création chez les habitants du village. Les œuvres sont donc « in situ » et « in famili » pourrait-on dire. Près de 130 familles ont déjà participé à cet événement unique devenu de dimensions nationale et internationale.

Cette année, neuf familles ont accueilli dix artistes. Patrick Tarrès, créateur et responsable de l’AFIAC a confié pour cette édition le commissariat de l’événement à Karine Mathieu, chef de projet pour le FRAC Midi-Pyrénées et à Magalet Gentet, responsable du centre d’Art du Parvis à Ibos. Le titre et le thème 2015, c’est Plastic Queer.

Plastic Queer, c’est une théorie héritière du féminisme, née aux états-Unis dans les années 80. Elle regroupe tous ceux qui ne correspondent pas à la conception morale américaine du monde de la famille américaine, chrétienne et hétéro : gays, lesbiennes, transsexuels, bisexuels, travestis… Plastic Queer s’est toujours opposé à toute tentative de catégorisation du « genre ». L’histoire de l’art, avec Praxitèle et Marcel Duchamp entre autres ont donné des exemples de ces métamorphoses.

Aujourd’hui, pendant les trois jours de l’Afiac à Fiac dans le Tarn, vous pourrez voir les œuvres de Delphine Balley, Romuald Dumas-Jandelot, Hélèné Mourrier, Jean Biche, Evor, le duo Red Bind (Gilivanka Kedzior et Barbara Friedman), Anna Burlet, Pascal Lièvre, Tony Regazzioni. Photos, vidéos, performances, objets détournés, installations… créent des univers qui se trouvent en accord ou en conflit avec le lieu qui les accueille, car on est loin ici du « White Cube » habituel.

Il faut aller voir cette 16e édition de l’Afiac, rencontrer les artistes et les familles, voir les réponses apportées au questionnement de la notion de genre et « l’usage que nous pouvons en faire dans d’autres champs en fertilisant de nouveaux possibles ».

 

 

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