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Belvédère

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Du au Lieu-Commun

Cette année, Le CNAP, Centre National des Arts Plastiques a décidé de montrer au Lieu-Commun le travail de trois jeunes artistes avec l’exposition Belvédère dans le cadre de « Suite, Expérimenter – Produire – Exposer »

Le CNAP, Centre National des Arts Plastiques, a pour mission de soutenir et de promouvoir la création contemporaine, sous forme d’acquisitions, de soutien pour des recherches. Cette année, il a décidé de montrer au Lieu-Commun le travail de trois jeunes artistes avec l’exposition Belvédère dans le cadre de « Suite, Expérimenter – Produire – Exposer ».

Pauline Bastard, Mathilde Veyrunes et Laure Vigna se partagent le bel espace de la rue d’Armagnac. Manuel Pomar, responsable du lieu et commissaire de l’exposition, a conscience de l’aspect expérimental de l’événement : « exposition paradoxale, ni collective, ni collection de monographies juxtaposées… Oser le laboratoire, expérimenter l’exposition, et proposer un temps suspendu, donner la liberté aux œuvres et aux regardeurs, privilégier le doute, exhiber des formes et suggérer du sens dans l’atmosphère imprévisible qu’est l’exposition ».

Cette exposition est une rencontre qui respire, où il faut prendre le temps. Le travail de Mathilde Veyrunes, sous forme de photographies et surtout d’un court métrage, est une vision très intime et personnelle de sa perception de la ville de San Francisco où elle a passé 3 mois, envoyée par le CNAP. « The Run est un poème pour San Francisco. Je me disais que se lier à un environnement physique peut nous sortir d’une souffrance ». C’est palpable quand on voit ce film troublant, tourné de nuit sans aucune lumière additionnelle, un « double portrait, celui d’une jeune femme aux gants d’or et celui d’une ville ».

Pauline Bastard part de l’observation et de l’utilisation du réel. Pour ses vidéos et même pour le mobilier « Bench » qui permet aux visiteurs de les regarder, elle travaille, avec un humour très particulier, en donnant une nouvelle vie et un nouveau sens aux objets, images ou paysages.

Laure Vigna a séjourné à Los Angeles et a longuement arpenté et étudié à sa façon la Grande Faille de San Andreas. De ses déambulations, elle a créé des sculptures et des images de ce qui ne se voit pas mais se sait et se sent. Etonnantes sculptures en deux dimensions, fragiles et raffinées, érigées mais à la limite de la rupture. Ces pièces, photographiées et imprimées sur de grandes surfaces transparentes, délimitent un espace tout en le laissant ouvert et perméable aux autres.

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