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Migrant’scène

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Du au Toulouse et sud-ouest

Le festival Migrant’Scène est né à Toulouse en 2000… initié par la Cimade, elle-même créée en 1939 pour aider les déplacés d’Alsace-Moselle, puis les réfugiés politiques espagnols, allemands, autrichiens ou encore polonais dans les premiers camps d’internement du sud de la France. En 2015, Migrant’Scène s’engage toujours pour les « Réfugié.e.s », thème de cette édition.

La Cimade reste une association militante de solidarité active envers les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile. Il faut avoir conscience et ne jamais oublier que « quitter son pays est un droit inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » comme elle le rappelle.

Regards croisés sur les migrations

Le phénomène de la migration, né avec l’histoire de l’humanité, prend aujourd’hui des proportions jamais atteintes depuis la seconde guerre mondiale : 16 millions de personnes sont réfugiées dans le monde. Malgré et à cause de toutes les craintes, inquiétudes et autres préjugés issus de peurs irrationnelles, le festival Migrant’Scène « choisit de fêter les migrations, d’interroger les politiques et mécanismes qui les sous-tendent, et remet à l’honneur l’hospitalité comme fondement de notre société et de notre rapport à l’autre quel qu’il soit ».

images migrants sceneL’édition 2015 nous entraîne sur les pas des personnes réfugiées en proposant une semaine de rencontres, échanges, fêtes, expositions, concerts, repas, conférences, ateliers, spectacles, films… dans 45 villes françaises ainsi qu’à Rabat au Maroc. Beaucoup de villes du Sud-Ouest sont impliquées dans le projet, de Pau à Figeac en passant par Bagnères-de-Bigorre… Toulouse a une programmation spécifique qui propose là encore des « regards croisés sur les migrations ». On connaît à Toulouse le Cercle de Silence qui, chaque dernier mardi du mois, réunit autour de moines franciscains place du Capitole ceux qui dénoncent l’enfermement des étrangers sans-papiers dans les centres de rétention où la Cimade est présente pour défendre leurs droits.

Droit d’asile en question

  • Migrant’Scène commence à Toulouse par un concert d’inauguration à l’Institut Cervantes, lieu qui s’est trouvé dans le passé au cœur de cette problématique. Après la présentation du festival, Mother Border du collectif Etrange Miroir mêle cinéma et spectacle en live. A l’écran s’entrecroisent photos, vidéos, paroles, graphisme, ambiance sonore : plusieurs niveaux de lecture sont possibles. Sur scène, trois musiciens et une lectrice racontent le parcours d’un jeune tunisien de 27 ans, arrivé à Nantes après la révolution de son pays.
  • A la Médiathèque José Cabanis, Dario Aguirre réussit, avec son film El grill de Cesar, le tour de force de nous faire palpiter en suscitant le rire au moment où l’on s’y attend le moins dans cette histoire qui est avant tout une quête de l’amour paternel.
  • Au cinéma Utopia, le documentaire Les Messagers d’Hélène Crouzillat et Laëtitia Tura révèlent la situation des migrants subsahariens bloqués aux frontières marocaines.
  • Pendant 5 jours à 19h au Théâtre du Grand Rond, avec Voyage sans Visa, Boubacar Ndiaye et deux autres artistes chantent la beauté de Saint-Louis du Sénégal et pose la question : « Que signifie sans papiers ? Ne venons-nous pas de quelque part ? »
  • La plupart de ces spectacles sont suivis de débats. Il y a aussi des conférences-débats telles que celle qui se déroule à l’Espace des diversités et de la laïcité sur le thème : « Droits d’asile: la convention de Genève face à de nouveaux défis… » par des membres de la Cimade. Sans oublier des projections pour jeune public, des lectures musicales à la librairie Floury Frères.
  • En clôture, le bar el Rincon Chileno accueille la Cimade pour une soirée de fête et de débats. Le responsable du lieu Hector Aracena apporte son témoignage sur une période clé de l’accueil des réfugiés en France. Dans les années 1970, près de 80 % des demandeurs d’asile, fuyant les dictatures d’Amérique du Sud, obtenaient le statut de réfugié politique. Cela fut possible grâce à une forte volonté politique et à un large soutien de l’opinion publique.

« Aujourd’hui, qu’en est-il du droit d’asile au sein d’une Europe qui se barricade face aux désordres du monde? » se questionne justement la Cimade.

EN SAVOIR +

 

 

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