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PlacedelaDanse-CDC

Pour Vera Ek

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Du au Théatre Garonne

Mladen Materic est metteur en scène, serbe, plus tout jeune ; Azusa Takeuchi est danseuse, chorégraphe, née en 1985 au Japon. Entre eux deux, l’évidence d’un projet à mener : dire l’histoire de la fière Vera Ek, dont les ouvriers et cheminots étaient épris mais qui n’avait d’yeux que pour un beau footballeur…

Les histoires d’amour finissent mal. En général. Surtout quand, comme la belle Vera Ek serveuse au café du coin, on a des rêves de grandeur : épouser le footballeur à succès qu’on aime en secret, faire languir les gars du coin et dédaigner leurs sentiments. Ritournelle à deux sous, triste histoire ou chanson réaliste, on sait comment finit toujours la chose : la belle vieillit et se retrouve abandonnée sans plus personne à aimer. C’est sur ce motif éternel, une histoire qu’il entendit lors de son service militaire, que Mladen Materic a eu envie de broder sa dernière création Pour Vera Ek. Une sorte de prière aux insectes inconstants que nous sommes, à la vie telle qu’elle va, à nos sentiments humains, fragiles et éphémères. « Pour nos amours, nos déceptions et nos espoirs » comme il le dit.

Rencontre

Le véritable déclic, c’est donc la collision de ce souvenir ancien et de sa rencontre avec Azusa Takeushi, avec laquelle il travaille d’abord au CDC pour Vermeer danse en 2012. Le courant passe, l’envie de retravailler ensemble traverse une autre de ses créations en 2013 sans aboutir. Aujourd’hui, c’est chose faite et Takeushi compose sous la direction du metteur en scène un portrait de femme amoureuse, universel mais surtout tissé de leurs différences respectives :

« On a travaillé par improvisation, en posant des questions. Qu’est-ce que j’aime ? Qu’est-ce qu’il aime ? On cherchait à découvrir un espace commun».

Du théâtre à la danse, la narration au plateau ne rend pas par le menu les péripéties de l’histoire de Vera Ek mais évoque subtilement, par le travail du corps, par les variations du rythme, par le mouvement et ce que la mise en scène subjugue, ce qu’il y a d’universel dans toute rencontre. Y compris celles que l’on rate.

EN SAVOIR +

 

 

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