Circa 2018
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Cop 21, le retour et Festival FReDD

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Du au La part du hasard, Toulouse

Le FReDD, « Film, Recherche et Développement Durable » aborde des sujets comme le réchauffement climatique, les problèmes de consommation, la justice sociale, l’économie circulaire, le jardin partagé…

Rencontre avec Yves Ardourel et Cécile Rieu, président et chargée de mission du FReDD.

Qui est le FReDD ?

Yves Ardourel : Des militants ! De l’environnementaliste des années 70 à l’étudiant qui se passionne pour l’énergie et l’économie participative… Le FReDD est né de la rencontre de différentes passions avec celle de l’image, autour de questions telles que : comment vit-on sur cette terre ? Comment va-t-on évoluer ? Comment va-t-on tenir compte de l’évolution des populations ?

Le film, un vecteur privilégié ?

Yves Ardourel : Oui. Les questions sur le développement durable sont complexes. Si je l’aborde avec les moyens habituels, je vais écrire un livre de 300 pages… Mais pour un dialogue plus direct, je dois trouver un autre support. L’expression audiovisuelle, quand elle est bien faite, le permet car l’image se reçoit globalement. Pour autant, ce serait une illusion de croire que, parce que je vais voir un documentaire de 15 minutes qui aborde la problématique de l’eau, je maîtrise ce sujet… Mais je peux être impliqué dans cette connaissance, échanger et donc m’investir.

Un festival, pourquoi ?

Yves Ardourel. : Il s’agit de valoriser des initiatives, de croiser les sujets plus librement que dans un colloque scientifique. Nos modalités sont très diverses : proposer une exposition, du théâtre, un concert, une soirée repas… Toutes ces expressions favorisent le croisement des points de vue. On traite de sujets qui ne sont pas courants. On essaye d’être créatif dans les formes que l’on propose, en tenant compte des évolutions numériques par exemple (web-documentaire, web-série). Nous tâchons d’être ouverts et attentifs à ce qui émerge.

Cécile Rieu : Le prochain festival, Objectif Terre ! Une planète, des peuples, des initiatives et des coopérations, sera parrainé par Jean-Louis Etienne, l’infatigable défenseur de la planète ! A ce jour, on a reçu 105 propositions du monde entier : Belgique, Espagne, Portugal, Italie, Suisse, Bulgarie, Croatie, Canada, Algérie, Madagascar, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Iran, Inde, Australie, Bolivie, Argentine, Philippines… Des visions et réflexions apportées du monde entier. Il y a des convergences entre toutes ces préoccupations, malgré l’éloignement et les contextes très différents.

Yves Ardourel: On reçoit des films de grande qualité qui, sans nous, ne seraient jamais diffusés en France.

Des actions prévues pour la COP 21 ?

Yves Ardourel : On y sera ! Dans la ZAC -zone d’action citoyenne- située au 104. On y anime un atelier : Des films pour comprendre et comprendre pour s’engager. On va aussi prendre des photos, des sons, interroger des acteurs, discuter d’initiatives dans le domaine de l’innovation numérique, les médias, etc. et on va lancer des invitations pour le festival.

COP21, le retour ?

Yves Ardourel : Un diaporama sonore et visuel de la COP21, ainsi qu’un court-métrage de notre sélection pour annoncer le prochain festival.

Cécile Rieu : Ce sera à La part du hasard, un restaurant artistique et culturel du quartier Arnaud Bernard. Un lieu très sympathique, ouvert récemment, convivial et orienté autour de l’image. C’est l’occasion pour ceux qui souhaitent devenir bénévoles sur le festival de venir discuter avec nous.

Yves Ardourel : Pas de festival sans force vive !

Un moment de bilan de la COP21, pour parler de ses réussites, ses échecs ?

Yves Ardourel : On ne pourra pas vraiment parler d’échec ou de réussite. Les décisions prises sont des promesses. Elles seront de plus ou moins bonnes qualités… Le rôle des associations est extrêmement important : veiller et dire ce qu’il se passe après. On parle beaucoup de la COP21 aujourd’hui mais demain… Pas nous ! On continuera, tenace. On va revenir plus militant et déterminé après la COP21 qu’avant. Surtout qu’il n’y aura pas d’expressions citoyennes, les grandes manifestations parisiennes ayant été annulées à cause des attentats. Au fond, la vraie COP21, c’est à partir du 16 décembre.

Propos recueillis par Claire Balerdi.

Les dates :

  • COP21, le retour / 16 décembre à 18h30 / La part du hasard, Toulouse
  • Et à venir : Festival FReDD / 1 au 10 avril 2016

www.festival-fredd.fr

 

 

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