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Cinélatino – Rencontres Cinémas d’Amérique Latine de Toulouse

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Du au

Méconnus du grand public, les talents latino-américains du cinéma émergent par la bienveillance de l’Arcalt. Véritable dénicheuse de pépites, l’Association Rencontres Cinémas d’Amérique Latine les met en avant grâce au festival Cinélatino, devenu une institution à Toulouse depuis sa création en 1989. Eva Morsh-Kihn, responsable du volet professionnel et de la communication, évoque pour nous cette vingt-huitième édition.

Comment est né Cinélatino ?

Eva Morsh-Kihn : L’association Arcalt est née d’une fédération de collectifs en solidarité avec l’Amérique Latine. Ces forces se sont rassemblées en 1989 afin de créer ce festival et d’avoir une action de solidarité à travers le ciné, considéré comme un art populaire qui développe l’imaginaire des peuples. Il s’agissait de soutenir les réalisateurs et les pays en désolation après des années de régimes dictatoriaux, le dernier étant celui du Chili en 1989.

Le but recherché ?

Eva Morsh-Kihn : Au travers de l’aspect cinéphilique, nous voulons montrer un cinéma de grande qualité. Le cinéma latino-américain est présent dans tous les festivals et en pleine expansion. La caméra d’or du dernier Festival de Cannes a d’ailleurs été remise à un réalisateur colombien César Augusto Acevedo, présent à Toulouse pour cette édition. Du côté de la dimension politique, nous cherchons à nouer le dialogue entre les spectateurs et les films. Nous voulons que les gens se rencontrent et parlent des films qu’ils ont vus. Cela dépasse le cinéma. Il faut promouvoir le dialogue avec d’autres cultures. La diversité culturelle prend forme lorsqu’elle est partagée. Cinélatino existe pour et par les autres. Beaucoup de monde met son cœur dans ce festival. Sans cela, il ne pourrait pas exister. C’est enfin un moyen de faire connaître d’autres réalités de l’Amérique Latine.

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L’édition 2016 ?

Eva Morsh-Kihn : Elle s’axe autour de quatre points forts. Il y a tout d’abord une programmation autour des grandes figures connues ou non d’Amérique Latine. Grâce à des personnalités comme Gabriel Garcia Marquez, Carlos Gardel ou Eva Peron, des liens culturels forts se sont noués avec la France. La programmation est une visite guidée à travers ces personnes qui proposent d’autres façons de créer. Nous axons aussi le festival sur un territoire : le Pernambouc au Brésil qui est une région très dynamique au niveau audiovisuel et représente une dimension cinéphilique pour les réalisateurs. C’est notamment le cas de Marcelo Gomes. Nous proposons des courts métrages de talents émergents. Le festival met également en avant l’Equateur, qui n’a pas une très forte production cinématographique mais se développe depuis quatre-cinq ans, notamment grâce à l’aide de politiques publiques. La France a intensifié ses relations avec ce pays, ce qui a permis aux films d’avoir une certaine qualité. Enfin, les dirigeants latino-américains et européens du cinéma se rencontreront durant deux jours sur Toulouse pour évoquer la diversité et l’exception culturelle ainsi que la coopération à l’heure numérique. Pour nous, cette rencontre représente une récompense de notre travail depuis vingt-huit ans.

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La sélection des films ?

Il y a un comité de sélection pour chaque catégorie. Pour les courts métrages, près de huit cent films ont été visionnés. Nous construisons, échangeons, dialoguons pour choisir ce qui est le reflet de ce qui se fait en Amérique Latine. Nous cherchons la diversité au niveau des pays et des histoires. Il faut que chaque film apporte un contenu particulier et ait une forme singulière.

Le volet professionnel ?

Nous avons créé, il y a quatorze ans, le concept de cinéma en construction puis, trois ans plus tard, celui de cinéma en développement. Nous voulions répondre de façon pragmatique à des problèmes concrets des acteurs de terrain. Grâce à notre réseau constitué au fil des années, nous pouvons aider les professionnels afin, par exemple, de finaliser les films en participant aux coûts de postproduction.

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