Circa 2018
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Festival In Extremis

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Du au Théâtre Garonne

C’était à l’origine, un week-end festif de petites formes artistiques à grignoter tous azimuts. Aujourd’hui le festival In Extremis joue dans la cour des grands, à l’international et tout un mois durant.

Spectacles, débats, performances, installations et surtout de la danse, fidèle à sa volonté de dénicher et de mettre en synergie des artistes atypiques, le Festival In Extremis invite pour cette mouture 2016 des Hollandais, des New-Yorkais, des Suisses, des Canadiens, une Japonaise et quelques Français tout de même.

Histoires dansées

En ouverture, avec Legacy la franco-ivoirienne Nadia Beugré danse une partie de l’histoire des femmes et de leur lutte pour l’émancipation en Afrique. Une autre femme, Kaori Ito, invite son père le sculpteur Hiroshi Ito à danser avec elle pour retrouver dans l’art les liens de filiation qui les unissent : « Je danse parce que je me méfie des mots », c’est un beau titre, partant d’un manifeste d’amour. Filant le parfait partenariat avec le Théâtre Frascati d’Amsterdam et son directeur, le festival joue à plein des télescopages d’envies et de propositions complices. How I die enquête sur un crime qui renoue avec les suspenses de la fiction cinématographique et Recovery sorte de convalescence dansée par la combattive Florentina Holzinger font le sel de ces deux jours passés avec l’avant-garde néerlandaise. Une première en France.

Des mots en plus

On retrouve encore les Pays-Bas avec le collectif polémique mais poétique De warme winkel qui s’inspire de l’univers de l’écrivain japonais Junishiro Tanizaki pour dénoncer la surexposition permanente dans laquelle baigne notre société du spectacle occidentale. Inspiration japonaise aussi, nichée dans The ghost of Montpellier meets the samurai : Trajal Harrell met en scène la rencontre rêvée entre Dominique Bagouet et le père du butô Tatsumi Hijikata. Enfin, dans History history history, Deborah Pearson interroge la course de l’histoire, la grande, à l’aune du personnel et de l’intime. Une programmation fine, toute en ricochets et en associations d’idées qui font sens.

EN SAVOIR +

 

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