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King Kong Power d’Orlando

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Du au Saint-Jean (Espace Palumbo) Labruguières

Si « les filles sages, roses, gentilles restent bien droites, bien à l’endroit », le King Kong Power d’Orlando nous offre un chemin bien plus réjouissant ! Dans ce trio composé d’Aïda Sanchez, Christelle Boizanté et Frédéric Marchand, chaque sexe est représenté : homme, femme et… le troisième. Tous sont auteur.e.s, compositeur.e.s, chanteur.e.s et instrumentistes. Ensemble, ils ont l’art de faire rimer sincérité avec extravagance et proposent un cabaret débridé et jubilatoire. Rencontre du troisième genre.

Identité plurielle

Au tout début de l’aventure, Aïda écrit une chanson sur le changement de sexe. Orlando est le nom d’un roman éponyme de Virginia Wolf, une fantaisie que l’auteure écrit pour son amante Vita Sackville West « L’histoire d’un homme de l’époque Elisabéthaine qui se réveille un jour en femme, devenant alors un être hydride et immortel » confie Christelle. Orlando se situe au carrefour du transgenre et sonne comme une ode à la liberté d’être. Aïda avec ses cheveux courts a une sorte d’antenne dressée sur la tête toujours à l’affût des (bonnes !) ondes qui l’entourent. Christelle est une vraie (?) femme fatale toute vêtue de rouge. Reste Frédéric, « le garçon du groupe. Enfin, on n’en est pas toujours sûr… Il prend en charge les aigus et nous les graves ». Ce drôle de décalage leur plaît, bien que pas volontaire.

Musique queer ?

« Une musique étrange dans laquelle on raconte des histoires de manière inhabituelle, traite de sujets difficiles tout en étant joyeux. » explique Aïda. Perfect parle du nucléaire et « du mépris qu’ont les gens lorsqu’ils annoncent que c’est une bonne nouvelle. » Sur scène, c’est une succession de tableaux. « Quand le spectacle commence, on ressemble à la société : beau et froid ». Ça grince, ça donne de ces sourires qui font mal aux mâchoires. Dimanche parle de bonheur. Un show tout en retournement, du très noir au léger. « On ne s’interdit aucun thème, même ceux considérés comme tabous ».

Contes contemporains

Peau d’âne de Jacques Demy et Michel Legrand n’est pas très loin… Aïda est un King qui a le Power, elle qui adore porter une couronne sur sa tête. La chanson King Kong Power a pour origine un manuel des années 50 pour jeunes filles, « pour savoir ce qu’il faut faire dans la maison, et comment aider maman pour que papa soit content. Plusieurs années après, Virginie Despentes sort King Kong Théorie. Qu’est-ce qu’on fait de tout ça ? D’où on vient ? ». Ils font joyeusement bouger les frontières et viennent bousculer nos repères : chanson ou théâtre ? Fille ou garçon ? Drôle ou grave ? Si « les filles sages vont au ciel… », nous, on va (re)voir Orlando sur scène.

Toutes les dates :

  • 18 mars  à l’Espace Palumbo à Saint-Jean
  • 19 mars à Labruguières (81)
  • 21 avril au Festival Printival Boby Lapointe de Pezenas (34)

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