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Festival le Printemps du Rire

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Du au Toulouse et son agglomération

Alors qu’il existe depuis vingt-et-un ans, le Printemps du Rire connaît des secousses et pourrait voir contraint de s’arrêter après cette édition. Pierres angulaires de l’événement, plusieurs responsables de salles toulousaines évoque leur Printemps et son avenir.

Chaque fois depuis vingt-et-un ans, quand vient le printemps, Toulouse se met à l’humour grâce au Printemps du Rire. Devenu majeur au fil du temps, ce festival fait sortir les Toulousains au cœur de la ville et même au-delà puisque de nombreuses salles autour de Toulouse y participent.

Dernière édition ?

Les salles de spectacles représentent d’ailleurs un élément moteur de la vie du festival. « Sans elles, il n’y aurait pas d’événement. Elles ont un impact direct sur ce qu’est le Printemps du Rire qui nous laisse carte blanche sur la programmation » assure Maiva Huguet, responsable du café-théâtre des Minimes. Pourtant, cette édition 2016 pourrait être la dernière au vu des difficultés rencontrées ces derniers mois. Le festival les Fous Rires de Toulouse prend de plus en plus de place dans le paysage culturel toulousain, plus de subventions municipales, aides passées dorénavant du côté des Chevaliers du Fiel. Le bateau tangue mais les moussaillons, à savoir les bénévoles, restent à bord. « Je trouve ces histoires déplorables. Même si les Chevaliers du Fiel disposent d’un gros poids, c’est dommageable que l’argent public aille à une entreprise privée. Cela met en porte-à-faux près de quarante mille personnes » s’exaspère un responsable de salle. « En ce moment, ils sont dans la débrouille et font ce qu’ils peuvent » reconnaît Maiva Huguet.

Quelques lacunes

Comment alors en est-on arrivé à cette situation délicate pour un des monuments de l’humour en France qui a révélé des dizaines d’artistes comme, entre autres, Lamine Lezghad, parrain cette année des Duels pour Rire, le concours des jeunes talents ? Les responsables de salles évoquent plusieurs hypothèses. « Le Printemps du Rire n’a pas assez tiré la couverture à lui pour profiter de l’expansion de ces pépites » soumet ce patron de théâtre. « Il faudrait qu’ils entendent davantage ce que disent les salles. Nous sommes dans le métier depuis pas mal d’années et ce serait bien d’être davantage à notre écoute » conseille Maiva Huguet. De son côté, Anaïs Boucheron Seguin, propriétaire du Citron Bleu, pense que « les artistes devraient plus s’engager. Dommage que ce soit un peu chacun pour soi car le festival n’est pas là pour suivre les artistes. Il leur offre déjà une scène pour s’exposer et donc leur ouvre une immense porte ».

Tous ces constats n’engendrent pas forcément un grand optimisme pour le futur. « J’espère que ce ne sera pas le dernier pour eux » souhaite la responsable du café-théâtre des Minimes. « Même si je regrette que l’on ne soit plus partenaire, le plus important reste ce qu’a apporté le festival, à savoir promouvoir l’humour d’artistes moins médiatisés » poursuit Anaïs Boucheron Seguin, elle qui a programmé cette année les deux derniers finalistes des deux dernières éditions des Duels pour Rire, Jeanfi en première semaine et Guillermo Guiz en deuxième partie de festival.

Des rencontres impérissables

Car le Printemps du Rire, ce sont des découvertes de talents lancés sur les scènes du festival. Gérémy Crédeville, Bérangère Krief, Shirlet Souagnon ont été révélés grâce au concours des Duels pour Rire. D’autres reviennent avec plaisir participer au Printemps du Rire comme, cette année, Jeff Panacloc ou Florent Peyre, qui présentera en compagnie de Cartman la Nuit du Printemps, soirée de clôture du festival où les moments de détente et d’échanges conviviaux sont nombreux.

« Ces rencontres font partie de cette belle aventure. J’ai été touché par l’investissement des bénévoles qui se donnent à deux cent pour cent dans le festival » se réjouit la patronne du Citron Bleu. D’autres se souviennent d’une ambiance familiale que l’on tente de faire perdurer malgré le succès de l’événement. « Dans mes premières années toulousaines, en 2004-2005, je découvrais le festival. C’était l’époque du chapiteau et de moments particuliers pleins de vie. Cela s’est un peu estompé au fil du temps même si tout est fait pour garder cet esprit famille » se remémore avec nostalgie Maiva Huguet. Cette dernière prône d’ailleurs cette convivialité au travers de sa salle et le montrera encore cette année avec les spectacles La blonde, la belle et la nympho, Dix ans de mariage ou Si je t’attrape, je te mort. Alors, pour que perdurent cette liberté d’expression et ces liens d’amitié dans une convivialité partagée, il faut foncer tête baissée au festival sans se préoccuper de l’avenir.

EN SAVOIR + >> www.printempsdurire.com

 

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