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High-Rise

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Sortie en salle le

On n’a pas encore perçu en France l’ampleur du choc qu’est le cinéma de Ben Wheatley. En droite descendance de Ken Russell, Nicolas Roeg et Alan Clarke, cet Anglais est le nouvel esthète du chaos. Adapter J. G. Ballard ne pouvait que lui aller au teint quand High-Rise refuse comme le livre de départ (I.G.H, en version française) tout compromis pour exprimer l’anarchie qui guette. La vision en coupe d’un HLM flambant neuf -l’élite en haut, la plèbe en bas- est une lecture attendue du monde, le regard de cinéaste qu’y porte Wheatley beaucoup moins. High-Rise filme les hommes avec la noirceur d’un Kubrick (ceci a des airs de relecture tordue de Barry Lyndon, via l’ascension d’un médecin dans la bourgeoisie) et les bâtiments avec l’élégance et le design d’un Ridley Scott. Wheatley sait pertinemment qu’il n’y a rien de neuf dans l’énième récit d’une lutte entre pauvres et riches, mais sa terrassante mise en scène, alliance d’une splendeur visuelle et d’un cauchemar civilisationnel, l’amplifie. C’est elle qui rend puissante la gueulante poussée par un film qui ne sait plus s’il doit être en colère ou désespéré. High-Rise se faisant encore estomaquant quand il assume (écoutez bien le discours prononcé à la radio dans les dernières scènes) ne pas être un film de science-fiction dystopienne, mais une prophétie de notre présent.

Distributeur France : The Jokers / Le Pacte

A voir à Toulouse au Cinéma Utopia > DATES ET HORAIRES

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