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Tunisie, Egypte, Syrie… La cicatrice

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Du au Espace Roguet

L’Espace Roguet propose en clôture de saison l’exposition du photographe toulousain Jérôme Dédébat, intitulée Tunisie, Egypte, Syrie… La cicatrice. Une plongée documentaire en noir et blanc dans ces pays, entre 1992 et 2010.

Erhal ! Dégage !

Le monde arabe a vécu en 2011 une immense vague contestataire dénigrant ses régimes dictatoriaux. Parti de Tunisie, le mouvement populaire a rapidement gagné l’Egypte, puis le Maghreb et le Moyen-Orient, dans des pays comme la Syrie ou la Lybie. « Les révolutions du Printemps arabe » étaient nées, offrant un immense espoir à toutes ces populations asservies depuis des décennies par des pouvoirs autocratiques. Les conséquences mitigées, entre transition démocratique peu évidente, guerre civile ou répression sanglante, correspondent aux situations politiques complexes de chaque pays touché par les événements. Un constat amer qui met à mal l’espérance d’une vie meilleure suscitée par ces bouleversements politiques.

Les cicatrices

L’exposition présentée à l’Espace Roguet se situe avant le basculement, et comme l’exprime Jérôme Dédébat, rend hommage à tous ces peuples meurtris par des années de dictatures diverses. Composée de scènes de rues elle déroule des portraits d’hommes, de femmes et d’enfants vivant le quotidien en Tunisie, Egypte et Syrie. Les images dégagent une simplicité des gestes et des occupations, la vie s’écoulant malgré tout. Les légendes associées aux photos participent à cette retranscription de situations banales : « trois enfants et plage », « bus et président », « l’ennui », « foulard »… Mais au détour de ces instantanés de vie surgit un drapeau déchiré, le portrait en arrière-plan du dictateur Hafez El Assad, et, comme un leitmotiv cruel et inévitable, les trois images de cicatrices sur des peaux brunes. Un rappel constant des oppressions infligées à ces peuples, symbolisées par le titre de l’exposition.

 

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