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Quand on arrive en ville…

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Du au Muret

Quand on arrive en ville…est le nom d’une exposition bien pensée et bien construite, installée au Centre de Détention de Muret. 35 œuvres de 20 artistes de la collection du musée des Abattoirs-Frac Midi-Pyrénées sont accrochées dans le grand couloir fréquenté quotidiennement par le personnel et les détenus.

Des feuilles de salle donnent des renseignements précis à ceux qui le souhaitent. Ces œuvres sont réunies par deux ou trois, chaque groupe abordant un thème spécifique. Les flâneries urbaines sont traitées avec une grande justesse par Franck Scurti qui, dans sa vidéo, emploie la métaphore de la boule de flipper pour incarner le visiteur lâché dans les rues hallucinantes de Chicago. Puis viennent les notions de trafic, de plans, de lumières de la ville, de verticalité, d’architecture, de flânerie, d’utopie.

Le marcheur dans la ville qu’incarnait Gérard Fromanger dans les années 70 (photo associ-dessus) reste d’une parfaite actualité. La silhouette noire de l’artiste se détache devant des vitrines parisiennes monochromes, est-il présent ou absent, absorbé par la consommation frénétique de la ville ou en retrait, solitaire ou non ? Les photos nocturnes des lumières de la ville de Michel Kanter et de Paul Nozolino révèlent le gigantisme irréel des villes la nuit, devenues ainsi presque abstraites.

Dans cette exposition, deux séries d’œuvres se font face :

  • La ville nocturne, ou plutôt ses abords sont magistralement photographiés par Yohann Gozard qui, grâce à de très longues poses, réussit à leur donner une dimension magique. Jean Marc Bustamante, lui aussi explore, sans la magnifier, la banalité des zones périurbaines dans des photos de très grand format.
  • Inversement proportionnel au gigantisme des villes, la petitesse de l’habitat est ici révélée par les photographies d’intérieur de Patrick Galibert et de Jean Louis Garnell.

Et pour terminer cette promenade urbaine intra muros : des dessins fantastiques d’Eric Desmazières et Didier Mazuru. Tout y est possible, même l’invasion de la ville par des coloquintes qui deviendront des coupoles qui…Quotidiennement les regardeurs s’approprieront ces images, certains d’entre eux, même, dans le cadre d’ateliers d’art plastiques, généreront leurs propres créations.

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