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Tout est calme… ou presque

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Du au Espace Ecureuil

Des manteaux qui en disent long… des manteaux mais pas seulement… une centaine de dessins aussi, légers, fragiles, sur papiers de soie brodés, rebrodés, cousus, et des poupées orphelines, des chimères, des vêtements pour bébés plus souvent oppressants qu’attendrissants. Tout cet ensemble, riche et cohérent constitue une exposition monographique de Chantal Fochesato à la Fondation Ecureuil pour l’Art Contemporain pendant tout l’été.

Sous le manteau

Brigit Meunier Bosch, commissaire de l’exposition Tout est calme… ou presque a découvert et aimé le travail de Chantal Fochesato à Dunkerque, sa ville natale. L’artiste dit avoir grandi dans une famille matriarcale « où on se retrouvait le jeudi ou le dimanche autour de travaux de couture, canevas, tricot… Le dessin est un prétexte, ce que j’aime c’est broder. C’est comme ça que j’entre en méditation ». Chantal Fochesato a réalisé son premier manteau il y a dix ans, et beaucoup d’autres depuis.

Chacun d’entre eux a une histoire, plus ou moins lourde, jamais anodine. Par exemple : Le dernier abri, correspond à un épisode douloureux de sa vie où il lui a fallu quitter sa maison et n’emporter que quelques objets. Ce manteau est muni de poches destinées à accueillir un objet abandonné par quelqu’un. C’est ainsi une peine partagée, car, comme beaucoup d’autres, il est en constante évolution et en dialogue avec ceux qui y apporteront un peu d’eux-mêmes. Le manteau pour aller consoler est à la fois très simple et digne d’un grand couturier, constitué exclusivement de mouchoirs en papier rectangulaires. S’il est porté dehors, les gens peuvent broder sur le canevas du manteau pour aller dans la rue.

photo_tout est calme ou presque

© F. Talairach

Un manteau plan pour ne pas se perdre

Quant au manteau de surveillance, il est équipé de quatre caméras qui filment à 360° tous nos agissements, clin d’œil ironique à notre société hyper-surveillée.

Comme elle se perd partout et n’a aucun sens de l’orientation, Chantal a réalisé un manteau plan de Dunkerque pour mieux se retrouver dans sa ville. Sans oublier le manteau ardoise, le manteau miroir dont on devine les fonctions, le manteau 4000 étiquettes qui concrétisent, exaltent et anéantissent notre folie consommatrice. Il y a aussi le manteau Chanel, un des plus douloureux, des plus absurdes qui lui rappelle un épisode indigne. Et, pour les voir tous vivre, un défilé est organisé le 15 octobre prochain à la chapelle des Carmélites à Toulouse.

EN SAVOIR + : www.caisseepargne-art-contemporain.fr

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