Circa 2018
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L’été photographique de Lectoure

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Du au Lectoure (Gers)

Pour cette année 2016, le commissariat de l’Eté Photographique de Lectoure a été confié à Aline Pujo, conservateur du patrimoine spécialisée dans les collections photographiques. Elle a choisi comme thème de cette édition trois mots complémentaires générés par l’actualité particulièrement lourde de ces derniers mois, « Utopies, espoirs, colères ».

Des artistes témoins et acteurs de leur temps

Aline Pujo interroge à travers ce festival « la façon dont les artistes réagissent face à la violence, à l’injustice et au désarroi… Plaques sensibles de leur époque, tous ont dû à un moment ou à un autre réfléchir à leur positionnement d’artiste face à l’histoire et aux soubresauts afin de trouver la bonne distance, celle qui permet d’inventer des réponses ».

Comme d’habitude, les expositions sont réparties dans différents lieux de la ville avec, en plus un Festival hors les murs et un Eté cinématographique. Au centre d’Art et de Photographie : Roger Ballen, Latoya Ruby Frazier, Frank Smith et Graeme Williams. Chacun accompagne ses photos par quelques mots. Ainsi, Roger Ballen, photographe américain né en 1950 à New York, déclare « mes photographies ne sont que des aspects, des segments de la réalité, des réalités méconnues et parfois difficiles à exprimer. C’est ma réalité, oubliez le sujet ». Six artistes habitent la Halle autour de cette maxime « comment photographier les invisibles, comment faire une image de ceux qui revendiquent une opacité… » :

  • Taysir Batniji (franco-palestinien),
  • Mounir Fatmi (marocain),
  • Joana Hadjithoms & Khalil Joreige (franco-libanais),
  • Clarisse Hahn (française),
  • Bouchra Khalili (franco-marocaine)
  • Mathieu Pernot (français).

A l’Ancien Tribunal, Julien Berthier, Jordi Colomer, Jhafis Quintero et Clarisse Hahn à nouveau proposent des portraits de jeunes gangsters de 13 ans, aussi coupables que victimes. Avec sa vidéo, Medina, Jordi Colomer vit une « échappée poétique et fantasque » en sautant d’une terrasse à l’autre et crée un univers parallèle indépendant des murs érigés et des codes de bonne conduite. Alberto Garcia-Alix, qui affirme que la photographie lui a tout appris, y compris à ne pas sombrer, et a fait de lui un survivant, expose à l’Ancien Hôpital. A la Cerisaie, l’artiste franco-marocaine Yto Barrada devient une guerillera jardinière, qui attaque en ville les terrains vagues à coup de bombes… pleines de graines.

EN SAVOIR +

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