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Toni Erdmann

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C’est devenu la grande anecdote du dernier festival de Cannes : la presse a ri de très bon cœur et à plusieurs reprises lors des projections de Toni Erdmann. Ça tombe bien, il est souvent question de montrer les dents dans cette histoire de père excentrique qui veut redonner la joie de vivre à sa fille rigidifiée par son boulot. Quitte à lui pourrir sa vie professionnelle en y étant de plus en plus intrusif, affublé d’une perruque et d’un dentier -on y revient- pour se faire passer pour un client potentiel. Cet accessoire de farces et attrapes ressemble au film de Maren Ade : intriguant au premier abord, puis absurdement loufoque avant d’être un peu encombrant. Surtout quand la réalisatrice allemande essaie de déplacer le terrain vers le portrait d’une Europe déshumanisante, ne fonctionnant que par des rapports d’humiliation. Ce trait-là est maladroit, plus épais que la reconquête par cette fille de son indépendance et de son père qui la pousse vers le lâcher-prise. Il explose lors de deux extraordinaires scènes -l’une de chant, l’autre de fête d’anniversaire- qui vont faire beaucoup parler, au moins autant que la phénoménale interprétation de Sandra Hüller. Sans doute jusqu’à faire passer Toni Erdmann pour une franche comédie, là où c’est souvent une part dépressive qui mène le jeu.

Distributeur France : Haut et Court

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