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Nocturama

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Sortie en salle le

Revenons encore à Cannes pour parler d’une de ses grandes absences. Il y a de quoi comprendre (sans l’approuver) pourquoi Thierry Frémaux n’a pas retenu le dernier film de Bertrand Bonello. Politiquement dans le contexte actuel, présenter un constat aussi âpre de l’époque, une vision aussi noire d’une jeunesse poseuse de bombes pour faire bouger les choses aurait été intenable. Sauf que c’est bien de cinéma qu’il est aussi ici question.
La première partie de Nocturama, fantastique circulation dans Paris, n’est même que ça. Les personnages sont quasi muets, c’est l’époustouflante mise en scène qui dit tout. A la seconde (la retraite des responsables des attentats dans un grand magasin) d’aller sur le terrain du politique, parfois à la façon militante d’un Fassbinder, de clamer l’abandon social de cette génération. Initialement, Nocturama s’intitulait Paris est une fête.
Le plus cauchemardesque de ce film, dont l’idée à germé voici plusieurs années dans la tête de son réalisateur, est de constater à quel point, alors que sa volonté d’abstraction comme son refus de théoriser sur le pourquoi de ces attentats sont manifestes, il est en phase avec l’Europe actuelle et son peuple qui se révolte contre le manque d’utopie.

Distributeur France : Wild Bunch Distribution

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