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Ils sont 75

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Publié le

Ils sont 75 en tout, des hommes, des femmes et des enfants, 25 avec les nouveaux nés.
Ils viennent de Bulgarie, Roumanie, Maroc et d’autres régions du monde. Ils ont fui
leurs pays pour des raisons politiques, économiques, sociales ou familiales. Pas
d’autres choix. Ils travaillent « au noir » pour certains, d’autres suivent des formations, les enfants vont à l’école. Mais ils n ’ont pas de toit et pas de réponses à leurs nombreuses demandes d’hébergement.

Pour ne pas rester à la rue, la seule solution : réquisitionner ensemble des logements vacants à Toulouse. Leur collectif s’appelle Lascrosses, l’adresse du premier logement inoccupé dont ils ont été expulsés par les forces de l’ordre. Même scénario à Bourbaki en septembre.

La précarité, c’est ce qui les rassemble

Aujourd’hui ils occupent le pavillon Armengaud de l’hôpital Purpan, vide depuis l’an dernier . Dans les grands couloirs bleus et blancs, les enfants jouent, il y a des pièces où l’on peut faire la cuisine, des noms sont inscrits sur les portes des chambres avec douche. Dormir à même le sol sur des cartons (des vigiles empêchent le transport des matelas), c’est déjà le paradis.

Mais dans les yeux des adultes, on voit la crainte du lendemain : ils ont peur du veto du directeur du CHU et d’une nouvelle expulsion. Peut-être qu’à l’heure où vous lirez ces lignes, ils seront à nouveau à la rue et le pavillon Armengaud refermé et désert. Pourtant un toit, c’est un droit…

Pour en savoir plus, écoutez le reportage de Sarah Autesserre de Radio-Radio :

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