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Rentrée littéraire une sélection régionale

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Du au

Pour la rentrée littéraire, le CRL (Centre Régional des Lettres) Midi-Pyrénées organisait une journée de présentation d’ouvrages 1OO% régionaux. Une mine d’idées de lecture.

Plus une chaise de libre. Il a fallu refuser du monde. La Cave Po’ n’est pas la salle la plus vaste de Toulouse mais pour une première, c’est réussi. C’est la première fois qu’une rencontre professionnelle autour la rentrée littéraire se déroule en-dehors de la capitale.

OPÉRATION PROMOTION

Sous les briquettes rouges de l’antre de la poésie toulousaine, près de 200 personnes. Des bibliothécaires, des libraires, des étudiants venus de toute la région. Sous les projecteurs, les pointures de la littérature en Midi-Pyrénées. En littérature et poésie, douze livres ont été sélectionnés. A l’initiative de cet événement le CRL Midi-Pyrénées. « Nous avons voulu présenter pour cette journée les livres publiés entre juin et octobre de cette année. » explique Virginie Franques, chargée de communication au CRL. La rentrée est une période stratégique pour les éditeurs et les auteurs. Et elle ajoute : « C’était une demande des auteurs du territoire qui recherchent plus de visibilité et de promotion ».

LES INCONTOURNABLES

  • Parmi eux, évidemment, la triplette toulousaine distinguée dans le première liste du Goncourt :
  • Laurent Mauvignier avec Continuer (lire son interview),
  • Jean- Paul Dubois avec La Succession
  • Magyd Cherfi avec Ma part de gaulois (lire son interview).

Ce dernier est présent sur scène de la Cave Po’. Il raconte l’amour de sa mère et sa volonté inconditionnelle qu’il obtienne le bac. Une comédienne, Aurélia Marceau de la compagnie L’OEil du silence lit son texte. Silence, émotion, respect face aux mots de la mère : « Si tu as le bac, je serai ton esclave. (…) Je t’achèterai des Adidas ». La relation mère-fils, il en est aussi question dans Continuer de Laurent Mauvignier. Une exploration de la profondeur des liens familiaux. Famille toujours, au coeur de La Succession, le roman de Jean-Paul Dubois. L’histoire du retour d’un fils dans sa famille pour les obsèquesde son père.

LES RENVERSANTS

La mort, la fin, elle est systématiquement présente, en parler semble inéluctable. Elle hante les textes de Didier Goupil et de Francis Ricard.

  • Le premier, dans Traverser la Seine, raconte les dernières heures de Madame, l’héroïne de son roman sorti en 2001, Femme du monde. C’est pour lui l’occasion de critiquer « la médiocrité du monde actuel » et de questionner notre rapport à la beauté.
  • Le second, dans Arthur Rimbaud Poste restante Marseille, se met à la place du poète de Charleville-Mézières et imagine, dans un monologue sans ponctuation, ses pensées durant les derniers mois de sa vie. Tout y est vrai « sauf ce que j’ai inventé » annonce la première phrase du livre.

LES PROVOCANTS

La poésie des morts, mais surtout la poésie des vivants.

  • Rémi Froger, dans Planches, « essaye de provoquer du sens » en « donnant du corps aux mots ». Créer des événements, des accidents dans le réel pour le faire bouger, pour en montrer ses multiples facettes.
  • Ana Tot, elle aussi, a des velléités de déconstruction. Avec Meca, elle part des expressions les plus courantes, comme « croire que ça va aller » ou « ça n’a aucune importance », et les décortique, les secoue, les laisse infuser pour en provoquer une vision du langage et de l’être.

LES HORS-NORMES

D’être, de devenir, de destin hors normes, il en est question dans Ma vie de brigand de Carmine Croco et dans Les disparus du phare de Peter May.

  • Le premier ouvrage, présenté par sa traductrice Laura Brigon, est le récit du « bandit le plus célèbre de l’histoire de l’Italie ». Une autobiographie où l’âpreté de la langue n’a d’égale que l’horreur des crimes commis par ce bandit qui fut à la tête d’une armée de près de 2 000 hommes entre 1861 et 1864.
  • Dans Les disparus du phare de Peter May, auteur écossais vivant dans le Lot, un homme reprend connaissance sur une plage de l’archipel des Hébrides et ignore qui il est, où il est, et pourquoi il est là. Un « polar écologique » selon les mots de l’auteur, qui ouvre vers l’abîme.

 

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