Circa 2018
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Le Garonne à l’heure serbe

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Du au Théâtre Garonne

Pièce sans paroles écrite par Peter Handke pour sa fille, L’heure où nous ne savions rien l’un de l’autre, est visible ces jours-ci au Théâtre Garonne, après avoir été créée à Banja Luka en République serbe par Mladen Materic. Quelques mots échangés, avec son bel accent.

Mladen Materic : Nous avons monté il y a trois ans en République serbe de Bosnie une nouvelle version de La Cuisine, un texte que j’avais déjà créé en 2001 au Théâtre Garonne. J’ai voulu à nouveau travailler ici et avec des comédiens serbes sur un autre texte de Handke.

J’ai modifié en partie l’intention du texte initial, d’où le sous-titre « remix », car j’y ai introduit une dimension historique sur plusieurs siècles que le texte n’a pas au premier niveau.

Handke situe l’action sur une place qui pourrait être n’importe où. La situer volontairement en République serbe, c’était lui donner l’épaisseur de toute l’histoire compilée, de toutes les guerres qui ont eu lieu ici.

Cet endroit a été situé dans l’Empire ottoman, puis dans l’Empire austro-hongrois, puis en Yougoslavie, aujourd’hui en République serbe de Bosnie. Ma famille est de là, j’y ai passé ma petite enfance et j’ai eu envie de m’interroger sur la question de ce qui reste et de ce qu’est le changement.

L’époque, le cadre et les lieux où l’on vit nous obligent à nous adapter, à réinterpréter nos actes, nos codes relationnels, émotionnels. Comme des acteurs sur scène. Il y a entre la vie et le théâtre une véritable analogie.

Et cette pièce, parce qu’elle ne décrit que des actions, parce qu’elle est une machine bien huilée avec vingt personnes au plateau et plus de 400 scènes imbriquées est immédiatement théâtrale.

EN SAVOIR + sur L’heure où nous ne savions rien l’un de l’autre
www.theatregaronne.com

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