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Incertitudes à l’Espace Croix Baragnon

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Du au Espace Croix-Baragnon

Le conseil municipal de Toulouse a adopté en décembre dernier une délibération actant la vente de l’immeuble accueillant l’Espace Croix Baragnon. Une décision qui provoque amertumes et incertitudes chez les usagers.

Sur les présentoirs, à l’accueil de l’Espace Croix Baragnon, deux paquets de feuilles avec le logo de la Mairie sont mis en évidence. On y lit un message de Jean-Luc Moudenc qui a pour but de « dissiper tout risque de malentendu ». Le premier édile y rassure les usagers du lieu en expliquant les raisons de la vente de ce bâtiment de
près de 2700 m2. Il n’est plus conforme « aux normes de sécurité et d’accessibilité » et
cela nécessiterait une « coûteuse et lourde restructuration (…), ce qui n’est pas envisageable dans le contexte financier actuel ». Puis il revient sur le déménagement des services présents sur ce site du centre-ville.

Dispersion

Les agents de la direction de la culture iront rue du Taur. Les activités musicales seront regroupées dans la direction Musiques de la Ville. Mais rien n’est encore arrêté. Pour l’instant les lieux envisagés pour recevoir la programmation de la Salle Bleue sont l’auditorium Saint-Pierre des Cuisines, le Metronum voire la chapelle des Carmélites, rue du Périgord. Encore plus flou l’avenir des expositions de la galerie d’art contemporain et des ateliers de création artistique.


Amertume

« C’est désolant, on dirait qu’il n’y aucun projet de long terme » analyse Brigitte, une habituée du 24 rue Croix Baragnon, au sortir de la réunion publique organisée par la municipalité ce 19 janvier, censée expliquer les tenants et les aboutissants de sa décision. Cette amertume, elle n’est pas la seule à la ressentir puisque qu’un collectif s’est créé pour s’opposer au projet de vente. Ces usagers de Croix Baragnon veulent que la mairie « prennent conscience de ce qu’est ce lieu » affirme l’un de ses membres. Ils ont donc lancé une pétition en ligne qui a déjà reçu plus de 3600 soutiens. Parmi eux l’artiste Virgine Loze qui souligne, à propos de la
galerie d’art contemporain : « ce lieu n’a pas d’équivalent sur Toulouse, son maintien est vital à la visibilité de l’art contemporain dans cette ville ».

Contraintes

Même son de cloche du côté des ateliers de pratique artistique. A l’atelier Gravure, créé en 1983, on regrette de ne pas avoir été consulté avant l’annonce du déménagement. « On a été
mis devant le fait accompli » explique Aurélie, une adhérente. Et elle continue : « C’est bien
joli de vouloir déménager mais ici c’est un atelier technique. Nous avons des presses qui pèsent plusieurs centaines de kilos et qui nécessitent de l’espace pour être utilisées, des hautes aspirantes spéciales et une installation électrique particulière. Ce n’est pas du matériel qu’on peut mettre entre toutes les mains ». Ces contraintes lui font craindre que cet atelier, reconnu nationalement et internationalement pour sa formation et sa production, disparaisse.

Rendez-vous fin mars

Car aucune proposition de relocalisation n’a été à ce jour proposée aux adhérents. Et c’est la même chose pour les pratiquants de l’atelier Terre. La galerie d’art contemporain pourrait quant à elle être maintenue dans le bâtiment si le projet d’achat sélectionné en tient compte. Mais aucune certitude pour l’instant. Les choses devraient se décanter d’ici la fin du mois de mars assure-t-on à la mairie.

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Un commentaire

  1. Gravissime en effet pour l’espace dédié à l’art contemporain, d’autant que Toulouse est assez mal dotée en la matière. Par contre, quant à la salle de spectacle, je ne regretterai pas l’inamovible pilier central.

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