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Le venin sombre du Serpent aux mille coupures

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Du au

Tout le monde le sait, les bons polars sont ceux qui s’attachent à un territoire.

Adapté d’un des fleurons de la Série noire, Le Serpent aux 1000 coupures s’y dévoue pleinement, en se déroulant dans le Sud-Ouest, et plus encore en donnant un sens tout particulier au droit du sol avec des intrigues multiples nouant un redoutable tueur latino-asiatique important dans ses bagages une culture barbouze du meurtre, un fugitif sans nom en quête d’enracinement et la famille d’un agriculteur noir en proie au racisme.

Morsures et cinéma hybride

Le tout est enveloppé dans le cinéma hybride d’Eric Valette, embrassant nostalgie du western, sadisme des productions sud-coréennes et film noir à la française travaillé par les notions d’éthique.

Ce Serpent laisse des marques de morsures acérées dans le cinéma de genre local, que ce soit par son sens du casting plus aventureux que d’habitude (Tomer Sisley en pistolero taciturne, Pascal Greggory en capitaine de gendarmerie dépassé par les évènements, Terence Yin, en inquiétante machine à tuer), ou par son venin sombre teintant de belles zones de gris les notions de Bien et de Mal.

EN SAVOIR + sur Le Serpent aux mille coupures

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