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Sous le bleu des nuages

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Du au Théâtre Garonne

Comment représenter la réalité ? Comment la dire, en montrer la diversité sur scène quand elle peut prendre pour chacun des formes si ordinaires et si différentes ? Les italiens Daria Deflorian et Antonio Tagliarini explorent cette question en duo dans un théâtre sensible à la fois délicat et très ancré dans le monde.

Cela fait des années qu’ils travaillent et cherchent ensemble autour des thèmes de la représentation de la réalité. Tous deux acteurs et auteurs, ils montent chacun leurs projets individuels, elle plus vers le théâtre, lui plutôt vers la danse, et peaufinent également des projets communs dont ils sont ensemble les concepteurs et les performers.

En prise sur la société actuelle, sur les changements qui impactent nos modes de vie, ils mettent en scène des spectacles qui s’intéressent « aux histoires invisibles, aux vies ordinaires », à nous quoi, à qui nous sommes et à l’évolution de nos modes de vie.

Une histoire  fragmentée

On a ainsi pu voir Reality, repris cette saison au Garonne. Le théâtre accueille maintenant Le ciel n’est pas une toile de fond, un nouveau chapitre du même objet scénique qui creuse encore l’idée que le ciel sous lequel nous vivons n’est pas un vulgaire décor mais le cadre où s’écrit de façon impressionniste une histoire collective faite de multiples fragments.

Très épurée, façonnée de bribes, de souvenirs, de paroles, de voix ; inspirée de textes et de matériaux empruntés à Georges Perec, à Annie Ernaux ; cette nouvelle création a pour thème le paysage et la métropolisation irréversible de notre espèce.

Vers une autobiographie collective

Il s’en détache de multiples « ombres d’histoires » qui rassemblées constituent une sorte d’autobiographie collective dans laquelle chacun reconnaît sa part de vécu, sa part de mémoire personnelle, sa singularité dans le grand tout.

Quels sont nos territoires, nos espaces à vivre ? Comment les habitons-nous et comment nous habitent-ils à leur tour ? Quelle place sommes-nous prêts à y faire pour les autres, réfugiés, migrants, SDF, qui eux n’y ont pas les mêmes privilèges ? Comme s’ils ne vivaient pas sous le même ciel…

EN SAVOIR + sur Le ciel n’est pas une toile de fond

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