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Une saison polyglotte et protéiforme au Garonne

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Un coup de pédale ou un saut de métro et on traverse la Garonne frais et dispo pour arriver au Garonne, belle infrastructure 
du théâtre contemporain ouvert sur le monde et terrasse conviviale sur les 
bords du fleuve.

La jeune création italienne

Ainsi dès les premières semaines, après un bal d’ouverture imaginé par Georges Appaix on baignera d’emblée dans l’Italie actuelle, dont la vitalité artistique mixe des figures repérées (Scimone-Sframelli, Motus, Lucia Calamaro) et des artistes encore inconnus en France (MK, Livia Ferracchiati, CollettivO CineticO, etc). De quoi constater que la jeune création italienne, comme un peu partout en Europe d’ailleurs, se joue désormais des formes comme des genres, des étiquettes comme des normes.

D’Italie on partira
 en Argentine avec Federico Leon, meneur d’un workshop tout droit sorti du crâne de l’artiste (Las ideas) puis en Egypte avec Laila Soliman qui interroge la condition des femmes à travers l’histoire et la manière dont celle-ci est parfois réécrite à des ns politiques (Zig Zag).

Pays-Bas, Côte d’ivoire, Australie…

C’est en néerlandais que jouera le 
collectif explosif De warme winkel qui essore l’actualité et en tire une vraie réflexion sur ce qu’il reste de la notion d’intimité à l’heure des réseaux sociaux (Privacy). Puis avec le langage du corps dansant que Nadia Beugré, chorégraphe ivoirienne fouillera elle-aussi l’histoire à sa manière, celle de l’Afrique notamment dans Tapis rouge.

À ne pas rater toute
 la prog du festival In extremis qui nous fait voyager sur tous les continents : l’Australie avec Nicola Gunn (Piece for person and ghetto blaster), le Brésil avec Fabrice Ramalingom (Nos, tupi or not
 tupi ?), l’Afrique du sud avec Robyn Orlin (And so you see), etc.

Et puis encore du russe, en langue des signes, de l’espagnol, du flamand, de l’anglais : polyglotte le Garonne et protéiforme !

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