pub flash

Au théâtre ce soir

0
Du au Toulouse

Faire des choix dans la profusion de soirées à venir pour cette nouvelle saison ? Difficile, Toulouse affichant une belle santé en matière de spectacle vivant. On n’essaiera donc pas d’être exhaustifs, encore moins trop réfléchis, on ira yélélé, au coup de cœur et à l’enthousiasme. Voici quelques pistes

Gens d’ailleurs

Antipasti italiens en ouverture au Garonne
et c’est parti pour Italia !  à grignoter en version originale. Le TNT, lui se tourne vers la mélancolie slave : un classique à savourer comme un soap opera, en langue des signes. Cette version silencieuse des
 Trois sœurs s’annonce comme une occasion d’« entendre » vraiment la langue de Tchekhov. Et d’autres langues, d’autres langages, il y en a partout, pour les yeux autant que les oreilles : langage du corps dans Danse « Delhi » mis en scène par Galin Stoev ; langage des marionnettes dans Contes à l’enfant pas sage de la compagnie Voraces au Fil à plomb, langage des instruments de musique dans Cette guitare a une bouche (retour de Rodolphe Burger au Sorano, ça promet un beau soir).

Hommes à suivre

Au Sorano toujours, Manu Galure prendra la route : avant de partir son piano sur le dos, Les soirs du grand départ, il a des choses à nous dire. Au Pavé, on entendra l’appel des grands espaces tissé par Olivier Jeannelle et Gilles Ndonda sur le Chant de la piste ouverte de Walt Whitmann. A la Cave Po l’incantatoire Denis Lavant jouera les envoûteurs sur la Ballade de la prison de Reading d’Oscar Wilde, deuxième chapitre poético-musical à son triptyque peuplé de vieux marins et de meurtriers au grand cœur. A l’Escale on succombera au discours si doux de l’infortuné Cyrano ou à la beauté vénéneuse  de Dorian Gray, tandis qu’Antoine Bersoux, lui, fera revivre au Grand Rond la prose noire de Céline : dernier opus à la trilogie tirée du Voyage au bout de la nuit. Au Ring, on entendra comme toujours l’engagement de Michel Mathieu et la poésie combattive de Michaux dans la toute dernière création du Théâtre 2 l’Acte, Affrontements.

Femmes à écouter

Des femmes comme s’il en pleuvait cette saison et c’est tant mieux : des femmes de théâtre, des circassiennes à la Grainerie, à L’Usine, des danseuses, des performeuses, des femmes de lettres aussi comme Annie Ernaux dont s’inspire Le Quat’sous au Théâtre Sorano. Le lieu propose d’ailleurs une « Collection » de portraits féminins où l’on croisera la grande Claude Degliame, Yolande Moreau, Nadège Prugnard, etc. Des femmes qui toutes portent les questions du monde. Au Garonne elles dansent comme Nadia Beugré, elles incarnent des mots écrits pour elles comme Marie Vialle, elles interpellent la violence des hommes comme Nicola Gunn.

Au Vent des signes on écoute Anne Lefèvre, ses mots-fleuves et ceux des poètes qu’elle invite. Au Pavé, Corinne Mariotto fait la cuisine avec Duras, Sylvie Maury chante Une heure avec de grands noms. Au Grand Rond Les Journées du Matrimoine rendent hommage à des femmes qui ont marqué la ville. Et au printemps, au Hangar, les jeunes comédiennes de la compagnie ACMé font résonner leur prometteuse Petite Musique de Filles.

 

Share.

Leave A Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.