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Du au Les Abattoirs

A l’occasion de l’année France-Colombie, Les Abattoirs proposent : Medellín, une histoire colombienne. Une exposition qui nous raconte l’histoire récente de la Colombie, le pays d’Amérique du Sud qui a subi le plus long conflit intérieur du continent

2017, c’est enfin l’aboutissement d’un processus de paix avec les FARC, qui met fin à 52 ans de guerre civile. Le désarmement des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) a officiellement pris fin le mardi 20 août 2017 : « Avec cet abandon des armes, le conflit se termine vraiment et une nouvelle phase débute » a déclaré le chef de l’état colombien et prix Nobel de la paix 2016, Juan Manuel Santos Calderón.

2017, c’est l’année France-Colombie qui organise de nombreux évènements dans la France entière. Parmi eux, une importante exposition aux Abattoirs : Medellín, une histoire colombienne, de Fernando Botero à Ivan Argote.

La réponse de l’art

Une centaine d’oeuvres créées par une quarantaine d’artistes nous racontent l’histoire récente de la Colombie, l’histoire de ce pays qui a été engagé dans le plus long conflit intérieur du continent sud américain.

Pour eux, « répondre par l’art aux traumatismes et à l’ahurissement provoqués par les conflits des dernières décennies semble être une nécessité ».

Réunion de caciques © Vivi Ospina

Des oeuvres prêtées par le Musée d’Antoquia à Medellín, au Nord-Ouest de la Colombie, mais aussi des créations d’artistes colombiens invités. Des temps forts rythment l’exposition : les causes de la guerre, son invraisemblable complexité, ses innombrables ramifications… et son cheminement vers la paix.

A partir des années 50, une scène artistique spécifique à la Colombie naît avec le célèbre peut-être trop célèbre Fernando Botero, avec aussi Carlos Correa et Benjamin de la Calle. Plusieurs générations d’artistes ont été marquées par la violence, même des artistes conceptuels tels que Antoni Caro qui joue avec les mots et son propre patronyme, Taller 4 Rojo qui se situe entre la pratique artistique et la lutte sociale, et Adolfo Bernal, décédé en 2008.

Au travers d’affiches et d’étiquettes discrètes collées dans les rues de la ville, il a tenté de dialoguer avec les gens de manière non conventionnelle. Plus récemment, une scène artistique très prolixe se nourrit d’un présent en constante évolution depuis que le processus de paix est engagé.

Résistance féminine

Un des aspects importants de cette exposition est consacré à la résistance des femmes dans ce conflit : Libia Posada, Clemencia Echeverri, Delcy Morelos, Laura Millan…

Libia Posada est médecin, chirurgienne et enseignante en arts plastiques. Elle dessine des cartes sur les corps, pour célébrer la vie, le courage, l’endurance de ceux qui ont dû fuir leur maison de manière violente, et perdent ainsi la notion de territoire. Ce travail, généré par le drame colombien a évidemment une portée universelle.

En outre, des artistes colombiens de la région de Medellín sont invités à Toulouse pour y produire une oeuvre, mais aussi des artistes de la diaspora colombienne en France. Et, pour que le lien entre les siècles ne soit pas rompu, des objets issus des collections précolombiennes du Musée des Jacobins à Auch seront intégrés au parcours des Abattoirs, écho historique à la scène artistique actuelle… pendant que des oeuvres d’artistes colombiens contemporains dialogueront avec les pièces anciennes du Musée d’Auch.

EN SAVOIR + sur Medellín, une histoire colombienne

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