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Cinéma, Cabrel et histoire des peuples

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Le festival Peuples et Musiques au cinéma fête ses 18 ans cette année. Bien qu’ancré dans la culture toulousaine et même au-delà, son directeur artistique Claude Sicre espère une plus grande reconnaissance encore. Il nous dresse un portrait de son festival et nous évoque l’une des belles surprises de l’année.

Quel est le secret de la longévité du festival ?

Au-delà des dix-huit années passées, on a travaillé bien avant sur cet événement. En 1982-83 existait un premier festival de films lorsque j’étais au Conservatoire Occitan. Mais ça n’a duré que deux ans. Quinze ans plus tard, on m’a demandé de le reprendre. J’ai hésité puis je me suis lancé. On ne savait pas où on allait. Heureusement, avec l’association Escambiar, on travaillait déjà dans ce domaine. Donc c’est devenu une réussite mais pour un public pas très large.

Pour quelle raison ?

Souvent, les festivals partent d’une thématique générale. Nous, non, car les gens ne s’intéresseraient qu’à un seul pays, une seule culture. Nous voulons leur ouvrir les oreilles, qu’ils comprennent les rituels. Notre festival reste très pédagogique. Et puis, il y a un rapport de provincialisation très grave. Comme l’événement se déroule à Toulouse, la presse nationale ne s’y intéresse que peu, ce qui crée un effet domino. Je veux dire au public que, si nous savons nous regarder nous-mêmes, nous pouvons faire de grandes choses. Des unités de peuple sortent de grandes idées. Pourquoi ne pourrait-on pas le faire à Toulouse ?

C’est sur cette idée que s’est retrouvé Francis Cabrel, votre grand invité cette année ?

Nous avons pas mal de points communs lui et moi. Nous avons réussi dans notre vie et notre passion tout en restant loin du showbiz parisien. On a beaucoup parlé des troubadours occitans, de véritables artistes en leur temps réputés dans le monde entier. En étudiant leurs paroles, il s’en est pris de passion. Réaliser l’expérience d’illustrer un western muet camarguais dans les années 70 en ciné-concert l’a enchanté. Il faut dire que ce genre de films était très prisé à l’époque par les Américains. Il s’y est retrouvé.

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