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Dessins en scène à Graphéine

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Du au Toulouse et agglomération

Le festival Graphéine, initié par le réseau toulousain Pinkpong, retrouve cette année son stimulant propos d’origine en présentant de nombreuses expositions axées sur le dessin contemporain et ses épigones, comme la bande dessinée et le graphisme.

Une vingtaine de structures privées ou publiques participent au programme, avec des lieux incontournables comme Lieu Commun, qui propose Vertiges, de Julien Tardieu. L’artiste explore le dessin et ses multiples supports dans tout le bâtiment industriel du quartier Borderouge.

Planche à dessins

Côté bande dessinée, Le Buveur, de l’illustrateur berlinois Jakob Hinrichs, s’inspirant de la gravure, de la sérigraphie et du graphisme populaire est exposé au Goethe Institut. À Colomiers, la dessinatrice et graphiste Julia Marti, membre du fanzine suisse Strapazin, dialogue avec les oeuvres de la collection des Abattoirs / Frac. Gilles Briaud au Majorat (Villeneuve-Tolosane), les dessins de Marie Losier, cinéaste ayant notamment filmé l’underground new-yorkais, à l’Adresse du Printemps de Septembre, Equipo Crónica à l’Institut Cervantès… le choix est large.

L’exposition collective Quoi Matière Signe ? à IPN développe de son côté des événements autour du graphisme.

La fresque murale de Virginie Loze

Le festival est l’occasion d’inaugurer une peinture murale de Virginie Loze, qui recouvre le mur du Gymnase Daste, situé dans le quartier Empalot. Chacun peut se retrouver face aux visions poétiques de cette artiste qui convoque l’inconscient et l’intime dans des « images-rêves » toujours perturbantes.

Ses dessins faussement naïfs aux créatures hybrides et paysages anthropomorphes nous plongent dans un univers complexe et déroutant, mélange de douceur et d’émotions brutes et parfois violentes. Le dessin, que l’artiste explore depuis de nombreuses années, complété de temps à autre par des projections vidéo, est parfois émaillé de mots ou d’interjections à la stupeur métaphysique. Ici, il quitte la solitude de la feuille blanche pour s’inscrire sur un mur, habituellement dévolu aux grapheurs du street art.

Parcours thématiques en bus

Quatre parcours en bus permettent de visiter plusieurs lieux le temps d’un après-midi ou d’une soirée, chaque balade étant émaillée par des rencontres avec les artistes. Les parcours proposés pour cette neuvième édition offrent une nouveauté, en proposant des thématiques : « Droit au mur », « Je m’éloigne de plus en plus de toi », « Chassés croisés » et « Scène locale ».

Avec humour, le parcours intitulé « Droit au mur » renvoie logiquement à l’oeuvre de Virginie Loze, mais permet également à Empalot de voir l’excellent travail de Marianne Plo, en résidence depuis quelques semaines dans un appartement aux fenêtres murées du 19, rue de Cannes, immeuble voué à la destruction en 2018. Le tout aussi humoristique « Je m’éloigne de plus en plus de toi » permet d’aller à la rencontre de trois lieux du « far-ouest » toulousain (Pavillon Blanc, Le Majorat et IPN).

EN SAVOIR + sur Graphéine

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