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Révolution, cristal et BD

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Du au Institut Cervantes Le Pavillon Blanc

Trois expos qui valent le détour en ce moment à Toulouse et à Colomiers

BD en 3D à Colomiers

La situation de la dessinatrice Julia Marti est ici très particulière. Elle crée au Pavillon Blanc une scénographie à la fois construite et dessinée, un diorama à partir d’oeuvres appartenant aux collections des Abattoirs. Les oeuvres choisies ayant toutes une relation avec le monde de la BD ou la culture populaire (cf. photo). Ces oeuvres, celles de Julia Marti et celles des Abattoirs, sont dans des cases en bois, comme dans les BD, mais en vrai. Là, de gré ou de force, les oeuvres d’Alain Séchas, Oyvind Fahlsrtom, Stéphane Calais, Jean Dubuffet, Robert Combas, Hervé et Buddy Di Rosa et Anne Marie Schneider dialoguent, se confrontent, deviennent un morceau de l’histoire, insérées et conduites par les dessins de Julia Marti. Jusqu’au 6 janvier.

Figé dans le cristal

L’espace Canopé propose Fragile de François Bel, exposition résumant les infl uences éclectiques de cet artiste lyonnais. Son travail s’inscrit dans les mouvements du Nouveau Réalisme, et renvoie à Calder, Giacometti,
Arman ou César, mais aussi au street art. L’artiste développe une critique de notre société de consommation, en déclinant sculptures en fil de fer, toiles et inclusions en verre acrylique, ces dernières résumant son dadaïsme contemporain, petits « Big Bang » figés pour l’éternité dans des blocs transparents. Jusqu’au 20 décembre.

Chroniques révolutionnaires

L’Institut Cervantes révèle les dessins réalisés par des membres d’Equipo Crónica, ce mouvement révolutionnaire qui est né en Espagne en 1964, en pleine période franquiste. On dit souvent d’Equipo Crónica qu’il incarne le pop art, version espagnole. Fondé par Rafaël Sobles, il s’éteint en 1981 au moment de la mort de son créateur. Equipo Crónica propose un mélange unique où se côtoient le réalisme, la critique, les citations, les détournements et pastiches doux amers des oeuvres célèbres. Les arts majeurs et mineurs s’interpénètrent. C’est à la fois jubilatoire et inquiétant, car l’ombre du franquisme est partout présente. Jusqu’au 15 décembre.

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