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Charles Robinson sème ses mots en live

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Du au Théâtre Le Vent des Signes

Charles Robinson est de ces écrivains modernes qui ne s’arrêtent pas à la rédaction d’un livre. Il est en ce moment en résidence au Théâtre Le Vent des Signes. Portrait.

Charles Robinson est de ces écrivains modernes qui ne s’arrêtent pas à la rédaction d’un livre. « Il est intéressant
de fabriquer de la littérature vivante » assume-t-il. C’est ce qu’il réalise avec Hospitalités, un feuilleton de cinq
moments uniques où l’homme s’appuie sur deux de ses livres, Génie du proxénétisme et Fabrication de la guerre civile, ainsi que sur un autre texte, 501, qui lui a inspiré une performance vocale.

« J’éprouve une grande joie d’avoir des espaces multiples d’expression. C’est comme faire du vélo : je peux changer de rapport et apporter plus de détails qu’à l’écrit ». Charles Robinson s’est pourtant mis sur le tard à écrire.

De la littérature “live”

« J’avais dans les vingt-cinq ans passés. Au départ, j’avais le sentiment un peu d’échouer, d’être un peu à la dérive. Je passais une grande partie de mon temps à lire. C’est là que j’ai été fasciné par Dostoïesvski, explique-t-il. Il m’a inspiré tant il prenait soin à décrire avec attention les personnages extrêmes. Il ne jugeait pas les créatures. C’est devenu une marque déposée pour moi. La littérature serait un retour à la dignité pour soi mais aussi pour les personnages. Je porte un attachement tout particulier à ne jamais juger une créature pour regarder ses fautes, ses erreurs en face ». Dès lors, ses livres deviendront des succès et on le décrira comme un écrivain des marges, ce qu’il réfute quelque peu.

« L’intérêt que je mets en avant, c’est avant tout “ nous ” dans le monde, quel est notre relation avec lui. Il s’agit d’un travail de recentrement. Il faut être capable de se déplacer vers un lieu et le déposer autour d’une lecture. Je ne parle donc pas des marges, même si elles commencent à déchoir » assure l’auteur. Ce dernier a poursuivi son Graal d’émancipation en trouvant une autre forme d’expression : la « littérature live ». « La joie d’un écrivain s’arrête à la sortie d’un bouquin. Moi, j’avais besoin de trouver une joie au-delà du texte. Le direct me permet des variances qui prennent une ampleur sans commune mesure » se réjouit-il.

Il repartira bientôt sur l’écriture de son prochain roman. Une soif  permanente de recommencement.

EN SAVOIR + sur Charles Robinson

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