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Refaire un tour du côté de chez Proust

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Du au TNT

Après un Prévert redécouvert et mis en scène par Laurent Pelly en octobre, c’est le Jean Santeuil du jeune Marcel Proust que nous propose Agathe Mélinand en novembre.

Le TNT changera de mains en janvier prochain : avant que ne commence le mandat de Galin Stoev la décennie des directeurs sortants s’achève par un trimestre de créations. Après un Prévert redécouvert et mis en scène par Laurent Pelly en octobre, c’est le Jean Santeuil du jeune Marcel Proust que nous propose Agathe Mélinand en novembre.

Dépoussiérage

Marcel Proust a vingt-quatre ans quand il se lance dans l’écriture de Jean Santeuil et si l’on en croit les critiques, l’oeuvre apparaît d’ailleurs longtemps comme une production plutôt mineure au regard de la somme que constituera  des années plus tard La recherche du temps perdu. Mais qu’à cela ne tienne, on connaît le goût du duo Pelly/ Mélinand pour les oeuvres méconnues et leur dépoussiérage en vue d’adaptations pour la scène : débarrassées de leurs étiquettes, remises à neuf, réactualisées pour être entendues ici et maintenant. Dans Sur la tête Laurent Pelly a ainsi souhaité rendre à Prévert son côté sombre, libertaire et anticlérical, tandis que l’écriture de Proust, comme celle précédemment de Sade, de Tennessee Williams, d’Edgar Alan Poe ou de Lewis Carroll, inspire présentement Agathe Mélinand.

Avec la jeune garde

Pelly travaille là avec les jeunes comédiens de l’Atelier et Agathe Mélinand s’appuie, dans ce projet, sur une jeune garde impeccable (Quentin Dolmaire, Louis Bussière) mais également sur des comédiens fétiches souvent vus dans leurs mises en scène : Fabienne Rocaboy, Christine Brücher, Eddy Letexier, Emmanuel Daumas, etc. Jean Santeuil, comme les créations précédentes d’Agathe Mélinand, sera le fruit de la lecture documentée de tout un faisceau d’éléments agrégés autour de l’oeuvre elle-même.

Critiques, biographies, exégèses, hommages littéraires et variations cinématographiques ou musicales nourrissent la genèse et l’univers de ce spectacle tandis que l’imagination fait revivre le jeune Proust tel que le décrivait Paul Desjardins dans la NRF : « un jeune prince persan aux grands yeux de gazelle, aux paupières alanguies ; respectueux, onduleux, caressant, inquiet, quêteur de délices, pour qui rien n’était fade ».

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