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Notre sélection cinéma de décembre

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Les Gardiennes

Le mois dernier, Le semeur explorait un monde en guerre où les femmes réinventent la société quand les hommes sont partis au front. Xavier Beauvois creuse le même sillon avec son nouveau film, autour d’un clan fermier devant veiller au maintien de l’exploitation pendant la guerre de 14-18. Superbe pendant sa première partie – tant plastiquement, Caroline Champetier donnant vie à des tableaux de Millet ou Courbet, que dans les rapports entre ces femmes- Les Gardiennes s’étiole dans la seconde, s’enfermant dans une autre déclaration de guerre, entre une matriarche et une orpheline. Après Des hommes et des dieux, des femmes et leur terre

Santa & Cie

Alain Chabat est un grand enfant. La chose se confirme avec son nouveau film. Pas tant parce qu’il y joue un Père Noël en mal d’elfes terrassés par un mystérieux virus, que parce qu’il en fait un personnage qui comprend le monde et y réagit comme un marmot : vivant dans sa bulle, impatient et réfractaire aux règles des adultes. D’où un opus un brin bancal, entre mignon conte pour enfants purement féerique et tentative de comédie conjugale hors sujet. Une semi-réussite donc.

Maria by Callas

Qui y a-t-il derrière les artistes quand ils sont légendaires ? En ce qui concerne la Callas, une femme, Maria. Pendant que l’une chante sur les scènes des opéras du monde entier, l’autre parle, beaucoup dans ce remarquable montage d’archives. D’extraits d’interviews en films de famille, Maria by Callas lève le rideau sur les coulisses d’une vie de star, partagée entre la dévotion à sa carrière et des amours tumultueuses, la réussite publique, exceptionnelle et les échecs privés. Tout le monde a entendu la Callas, voici l’occasion d’écouter Maria, femme au destin digne d’un opéra

Makala

Au Congo, Kabwita fabrique du charbon de bois pour aller le vendre à la ville afin de pouvoir faire vivre sa famille. De la découpe des arbres au marchandage en passant par le trajet, c’est tout un rituel de labeur que suit méticuleusement Makala. Le documentaire d’Emmanuel Gras se fait autant portrait sur le vif d’une Afrique ouvrière d’aujourd’hui que d’une mécanique du travail devenu une obligation pour survivre. Même s’il est un rien démonstratif (une scène de cuisine de rat), ce film traite plus universellement de la nécessité d’aller au charbon pour les précaires

 

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