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Projections cinématographiques

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Du au Le Château d'Eau

La galerie du Château d’eau propose le travail photographique de Kourtney Roy, ainsi que les collages papier de Katrien de Blauwer.

Kourtney Roy, slapstick pop

La jeune canadienne est, comme elle le dit elle-même, l’héroïne de ses propres histoires. Les trois séries présentées prennent pour décors la Californie, le nord de l’Ontario et le Texas : donut géant, enseigne de motel, station-service perdue dans le désert et grands espaces en technicolor fonctionnent comme des pulsions scopiques véhiculées par le monde hollywoodien. Une mythologie puissante que chacun reconnaît, même sans être allé aux Etats-Unis.

Mais Kourtney Roy désamorce le tout avec humour et autodérision en se construisant un personnage issu de magazines de mode des années 50-60, et placé dans des situations comiques ou ridicules. Tantôt pin-up dérangée renvoyant à un imaginaire lynchéen, héroïne hitchcockienne en tailleur impeccable errant dans un champ, ou housewife huppée passant l’aspirateur sur le bitume, son avatar crée une narration décalée, le tout maîtrisé par un cadrage de l’image parfait.

Les cuts de Katrien de Blauwer

Dans la seconde galerie l’artiste flamande nous dévoile Scenes, série de collages papier tirés de photographies trouvées dans des magazines de cinéma, et datés des années 1920 à 1960.

Là encore, le langage cinématographique est à l’oeuvre, mais se situant du côté du banc de montage plutôt que du plateau de tournage. Ses fragments de corps aux visages absents ou tronqués, et aux teintes délavées forment des compositions visuelles minimalistes renvoyant aux expérimentations filmiques de la Nouvelle Vague (on pense fortement au pape Jean-Luc Godard) et à l’univers du Néoréalisme italien.

Oeuvre à la fois conceptuelle et incarnée, ses collages amènent une vision poétique simplement provoquée par deux motifs renvoyés côte à côte. Petits formats souvent encadrés de couleur monochrome, ceux-ci ressemblent à des épreuves filmiques laissées au rebut, que l’artiste aurait patiemment exhumées d’un fatras de pellicule.

 

EN SAVOIR + sur cette expo

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