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Le Jules-Julien nouveau est arrivé

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Du au Théâtre Jules-Julien

C’est un théâtre bien connu des habitants du quartier Rangueil-Saouzelong. Souvent étiqueté seulement jeune public, il a été un temps le binôme du Théâtre Sorano sous régie municipale mais peaufine aujourd’hui sa mue vers une identité renouvelée. Rencontre avec son directeur, Pascal Papini.

Le jeune public toujours prédominant ?

Pascal Papini : Ce théâtre dépend du Conservatoire à Rayonnement Régional, donc il garde bien sûr une mission jeune public. Il y a toujours les ateliers et les cours pour enfants, ados et adultes, et les actions culturelles en direction des scolaires. Jules-Julien reste un lieu de jeunesse et de théâtre. Mais nous revisitons cet axe de la transmission dont l’endroit est très imprégné, en l’élargissant, pour en faire aujourd’hui un lieu de fabrique, de ressources et d’insertion professionnelle.

Ce théâtre avait besoin d’un souffle neuf, nous avons eu l’idée d’en faire une pépinière d’artistes : nous les accueillons en résidence et en échange, ils s’engagent à partager leur art. On sélectionne des projets qu’on estime assez porteurs pour être soutenus et les jeunes compagnies choisies occupent le lieu. On accueille aussi les projets des comédiens en herbe ou frais émoulus de la classe Labo du Conservatoire, qui aboutissent à des maquettes et des sorties de fabrique environ tous les deux mois.

Un lieu dédié à l’émergence ?

P. P. : Oui, l’idée c’est que les compagnies s’emparent de ce théâtre et qu’elles le fassent vivre, même si on n’est plus vraiment sur de la diffusion.

Jules-Julien devient peu à peu un pôle dédié à l’émergence et aux compagnies régionales, on va permettre à 5 ou 6 projets d’aboutir, et les partenariats que l’on tisse avec d’autres structures dépassent largement ce cadre là. On a accueilli en tout début de saison le projet Molière (re) présente – Perruque et petits fours : un événement éphémère autour de Molière, avec des mélanges de formes imaginées par les LabOrateurs, de jeunes comédiens qui sont issus de la classe Labo et qui se lancent dans le monde professionnel.

On accueillera ainsi en décembre L’enfant roi mis en scène par Clémence Barbier et Victor Gauthier Martin, une variation autour du mythe d’OEdipe et de la découverte du corps chez les petits enfants (à partir de 7 ans).

Quelques jalons dans la saison ?

P. P. : Dès le 11 janvier le lieu accueillera la reprise de En attendant le Petit Poucet, autre projet des LabOrateurs, une rêverie sur le temps qui passe. Puis pour les adultes, Les Assemblés, conversations posthumes avec Gilles Deleuze une exploration drolatique de l’abécédaire du philosophe. A suivre Mon ami le banc, puis Z. ça ira mieux demain une sortie de fabrique des Philosophes barbares sur le thème du transhumanisme.

A venir ensuite un kaléidoscope de petites formes autour des Exercices de style de Queneau, une mise en scène du texte de Manon Ona Emotik par la Compagnie Rouge les anges et un nouveau projet des LabOrateurs sur un texte de Lars Norén, Le 20 novembre. A noter enfin deux propositions originales au printemps : Plénitude des cendres, une pièce sur la boxe avec l’ancien champion du monde Hacine Chérifi et Marie Tudor nouvel opus de la compagnie Ah ! le destin.

EN SAVOIR + sur le Théâtre Jules-Julien

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