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L’école autrement

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Du au L'Ecole à l'Envers - Verfeil

S’intéresser à des formes de pédagogies qui remettent au centre de l’apprentissage le rythme propre et le libre arbitre de ses élèves, c’est un peu comme cela que pourrait (commencer à) se définir l’Ecole à l’Envers. Dans la mouvance actuelle des initiatives positives et citoyennes, une école de ce type s’est ouverte à Verfeil. Elle fête son premier anniversaire en février.

Ça pourrait commencer comme un feel good book où les bases d’une nouvelle manière d’apprendre et de grandir seraient posées à partir de principes simples : jouer librement, décider sans contraintes, faire ce que l’on aime et se laisser guider par ses aspirations, pour devenir un adulte épanoui.

La liste des items ressemble à première vue à un manuel scolaire adoubé par un coach en développement personnel.

Affiliée ou vraiment nouvelle ?

Et pour cause, il suffit d’un tour sur le site internet de l’École à l’Envers pour constater que les convictions humanistes qui animent les fondateurs de cette école sont communes à de nombreux courants pédagogiques nés pour beaucoup à la fin des années 60. Montessori, Steiner, Freinet, Freire, unschooling, les méthodes sont différentes mais elles sont pour la plupart – dont la Sudbury Valley School qui a inspiré l’École à l’Envers – fondées sur le principe de la liberté et de l’autonomie responsabilisée des enfants.

Toutes ces écoles sont dites « alternatives » au sens où démarquées de l’éducation « formatée » dispensée en France notamment par l’Education nationale.

A l’heure où naissent de toutes parts des initiatives démocratiques pour tenter de trouver des réponses adaptées aux problématiques de nos sociétés, l’École à l’Envers s’inscrit sous le patronage de la fondation Éducations plurielles qui valorise la diversité des formes d’éducations et a l’aval de personnalités aussi médiatiquement positives que Pierre Rabhi ou Edgar Morin.

L'Ecole a L'Envers

 

A l’instar des Libres enfants de Summerhill, le best-seller des années 70, les petits et grands élèves de L’Ecole à l’Envers (3 à 19 ans) peuvent trouver dans cette école le principe de la collectivité autogérée hérité des théories pédagogiques originales d’inspiration libertaire : chacun, adulte ou enfant, possède une voix de même valeur dans la gestion quotidienne de l’école.

Qu’il s’agisse du choix des enseignements, de la vie quotidienne de l’école ou de son fonctionnement, de la gestion des conflits ou des objectifs en terme de diplômes, du budget ou de l’embauche de nouveaux personnels, chacun prend sa part du projet commun lors de conseils d’école et de conseils de justice qui préparent les jeunes à une implication plus active et sereine dans leur vie future.

Différenciée ou simplement différente ?

« Living before learning (Vivre avant d’apprendre) » était le beau credo de Summerhill, il reste très prégnant dans la pédagogie de l’Ecole à l’Envers qui ne propose pas de contenus imposés ni d’horaires fixes : les tranches d’âge sont mélangées pour favoriser l’entraide et la responsabilisation, les adultes sont disponibles et doivent rester non jugeants, les activités initiées (le plus souvent par le biais du jeu) sont la source de tout ce qui va s’apprendre.

L’école est une école hors contrat (hors contrôle exercé par l’Education nationale) qui fonctionne donc sur fonds propres avec un coût pour chaque enfant de 350 euros par mois. Démocratique certes, mais pour tout le monde ? Ça c’est une autre question…

EN SAVOIR + sur L’Ecole à l’Envers

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