flash a vu

Géraldine Lay

affiche Géraldine Lay
:: Arts Plastiques ::
par Didier Marinesque

Géraldine Lay
“Les Failles Ordinaires” au Château d’Eau 
 
Dès l’entrée dans la galerie, le regard fait des rencontres à la fois ordinaires et extraordinaires. Des personnes sont là, souvent seules, ou à deux, ou en tout petits groupes. Elles sont dans des villes au climat rude, en hiver ou à la fin de l’hiver. Aucun titre ne révèle ni l’espace, ni le temps de la prise de vue, et c’est bien ainsi. Plus le mystère est grand, plus le dialogue entre le regardeur et le regardé se fait poétique.
 

 

L’Agit au Vert du Grand Toulouse

affiche L’Agit au Vert du Grand Toulouse
:: Spectacle Vivant ::
par Cécile Brochard

 L’Agit au Vert du Grand Toulouse
 
Théâtre familier et sous chapiteau

On ne présente plus l’AGIT, compagnie de théâtre itinérante qui prend ses quartiers suivant les saisons au cœur gris de l’urbain ou au vert de nos prairies toulousaines. Comme dis le proverbe, en mai, fais ce qu’il te plait… et va donc faire un tour du côté des Argoulets. 

 

Men In Black III

affiche Men In Black III
:: Cinéma ::
par Alex Masson

Avec le temps

Inespéré : le retour des Men in black est des plus inspiré.
Deux arlésiennes auront marqué les geeks ces dernières années : Men in black 3 et Ghostbusters 3. Deux suites de suites sur lesquels les accros au cinéma américain des années 80-90 ont d'autant plus fantasmés que leurs gestations respectives se sont avérées des plus douloureuses.

 

Nouvelle saison du Capitole opéra et danse pour tous

affiche Nouvelle saison du Capitole opéra et danse pour tous
:: Spectacle Vivant ::
par Cécile Brochard



Marquée par la volonté conjointe de proposer des œuvres assez élitistes et de les offrir néanmoins au plus grand nombre, la nouvelle saison du Théâtre du Capitole mêle en 2012/2013 superproductions et œuvres rares : une optique qui prévôt autant pour l’opéra que pour le ballet, désormais sous la houlette de Kader Belarbi, nouveau directeur de la danse. 

 

Maman

affiche Maman
:: Cinéma ::
par Alex Masson

Mal de mère

L'absence d'une mère auprès de ses filles fissure ce qui n'est une comédie qu'en
ap­parence.

 Selon un certain adage les cinéastes ne fe­raient en fait jamais qu'un même film, alimentant un sujet personnel au gré de leurs œuvres. Chez Alexandra Leclère, c'est clairement plus évident que chez les autres.

 

Dark Shadows

affiche Dark Shadows
:: Cinéma ::
par Alex Masson

zones d’ombre

Tim Burton revient chez lui. Dommage qu'il ne donne pas toutes les clés pour qu'on l'accompagne pleinement.

 En juin 1966, la chaîne de télé américaine se lance dans une drôle d'aventure en diffusant le premier épisode de Dark Shadows, une série télé croisant le registre du soap opera et du cinéma d'épouvante gothique.

 

Roman Opalka

affiche Roman Opalka
:: Arts Plastiques ::
par Didier Marinesque

  Roman Opalka

à La Fabrique/Le Cube

 
En août 2011, l’artiste polonais Roman Opalka nous quittait, laissant dernière lui une œuvre singulière et majeure. il conçut, en 1965, un projet unique qui allait déterminer à la fois son activité de peintre, ainsi que son vécu : intitulé OPALKA 1965/1-?, il est composé principalement d’une série de toiles toujours d’un même format (1960 x 1350 cm), où il peint inlassablement, ligne par ligne, la suite des nombres naturels.
 

 

Un jour au fond des mers...

affiche Un jour au fond des mers...
:: Spectacle Vivant ::
par Cécile Brochard

Un jour au fond des mers...
ode à Dimey, poète bourru

La saison dernière, en tant que chargé de mission municipal, il fut investi comme passeur de témoin dans le relais entamé entre le Sorano-Carette et le Sorano-Jules Julien nouvelle formule. Pascal Papini est aussi, on le sait peut-être moins, passeur de mots. Ceux du poète Bernard Dimey qu’il chante et dit, accompagné de Jean-Marc Michel. Ces jours-ci à la Cave Poésie.

 
Les rues de Paris (de France) ne sont plus sûres

Dans certains quartiers chauds de la capitale, les Arabes n’osent plus sortir tout seul le soir. Tenez, mon nouvel épicier, M. Rachid Cherquaoui, s’est fait agresser la nuit dernière dans le XVIIIe. J’aime bien M. Rachid Cherquaoui. Il est arrivé dans le quartier il y a six mois. Il venait de racheter le fonds de commerce de M. et Mme Lefranc qui périclitait.
Il faut dire que, pendant les heures d’ouverture de l’épicerie, Mme Lefranc se faisait pétrir par le boulanger. Tandis que M. Lefranc en profitait pour aller boucher la bouchère. Le reste du temps l’épicier se ratatinait sur des enfilades de ballons de muscadet, au Rendez-vous montmartrois de la rue Caulaincourt, en compagnie de M. Leroy, le boucher. Les deux hommes s’estimaient mutuellement. Outre qu’ils vaquaient aux mêmes trous, ils avaient en commun une certaine idée de la France faite à la fois de fierté municipale, de foie régional et de front national. Une haine tenace pour les grandes surfaces, les étrangers et l’eau minérale les rapprochaient encore (…)
« Femme, dit un soir M. Lefranc, sur un ton solennel qui ne lui était pas coutumier, nous sommes pris à la gorge par le gros à la solde de l’étranger. Nous allons devoir vendre l’épicerie  ». (…) Hélas, l’épicerie, forcément, personne n’en voulait.
À quelque temps de là, alors qu’il glougloutait ses petits blancs en maudissant le Maghreb, Vichy St-Yorre et les établissements Mammouth (ndr : rachetés par Auchan), M. Lefranc vit venir à lui un petit homme bien mis, quoique de style relativement basané. « Bonjour, Monsieur, dit le petit homme. Vous êtes bien M. Lefranc ? ». « Qu’est-ce qu’il veut, ce melon ? »  lança M. Lefranc, prenant la salle à témoin de l’outrecuidance de l’intrus. « Je vous prie de m’excuser, mais je ne suis pas un melon. Je suis épicier, dit le petit homme. Je m’appelle Rachid Cherquaoui. J’ai vu que vous cédiez votre bail. Ça m’intéresse. ». « Merde alors, dit M. Lefranc en tapant sur la table. Ça me ferait vraiment chier de voir un fainéant de bicot dans mon magasin. Plutôt crever. » (...) Le lendemain, en toute discrétion, il signait la cession de son bail à M. Rachid Cherquaoui. Puis il prit le train à Montparnasse pour aller finir ses jours en Morbihan dans sa villa, Ker Mein Kampf, en compagnie de Mme Lefranc (…). On n’entendit plus jamais parler d’eux.
Dans le quartier, nous sommes très contents du nouvel épicier. Pour les fainéants, c’est incroyable de voir à quel point les épiciers arabes se lèvent tôt et se couchent tard. C’est à se demander quand ils regardent les jeux de 20 heures. Pour nous, c’est vraiment pratique. (…)  Dimanche dernier, je suis allé chercher une salade et un pain de mie à 9 heures du soir passées. C’était encore ouvert. Il était en train de jouer aux dominos avec un autre Marocain qui lui ressemblait beaucoup.
« C’est mon frère Mohamed. Mohamed, je te présente un client très gentil. » (…).  Je dis : « Bonjour Monsieur Mohamed. Vous êtes aussi du quartier ? ». « Oui, Monsieur. Je viens de racheter la boucherie de la rue Lamarck. » « La boucherie de M. Leroy ? » (Je m’étonnais que M. Leroy, qui avait la même fierté, le même foie et le même front que M. Lefranc, ait consenti lui aussi à céder son commerce à un individu de type non gaulois vachement prononcé).
« Au début, il a fait des difficultés, reconnut M. Mohamed. Il a dit qu’il ne traitait pas avec les melons ». Je lui ai dit : «Monsieur Leroy, on vous aura mal renseigné ; je ne suis pas un melon. Je suis blanchisseur. » Il a gueulé : « Quoi, ma boucherie ? Pour en faire un pressing, Y sont pas bien, ces ratons ! » Et moi j’ai dit : « Je ne suis pas un raton, Monsieur Leroy, je vous dis que je suis blanchisseur. Raton laveur, à la rigueur si vous y tenez… » Alors bon, il m’a foutu dehors. On a signé le lendemain. » (…)
Ce matin, pour la première fois depuis six mois, le rideau de fer de l’épicerie Cherquaoui est resté baissé. M. Mohamed, dans tous ses états, m’a appris que son frère venait d’être hospitalisé avec dix points de suture au visage. Il avait été attaqué au couteau, à la nuit tombée. Par des inconnus. Alors, M. Mohamed et moi sommes allés chez le fleuriste d’à côté faire l’acquisition d’une poignée d’anémones. Et je l’ai accompagné à l’hôpital.
Les rues de Paris ne sont plus sûres.


Plutôt que de faire un énième commentaire sur le lamentable résultat du premier tour des Présidentielles, nous avons fait appel à l’irremplaçable Pierre Desproges, qui résume dans son sketch « Les rues de Paris ne sont plus sûres » le racisme ordinaire et la bêtise gauloise qui font le lit de l’extrême-droite sarkoziste et lepéniste, comme en d’autres temps le pétainisme. Ce n’est pas avec cet état d’esprit que le peuple français se débarrassera de la « dette odieuse » que lui assigne la dictature financière « globalisée ». Version complète sur http://www.desproges.fr/obsession/la-sottise ou sur youtube.com

Cette Semaine

 
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