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Théâtre Garonne

Etudiant frais émoulu ou vieux briscard habitué, on y fume, verre en main, sur la terrasse à fleur de Garonne ou on y déguste des bons petits plats au restau du premier, mais c’est pour sa programmation pointue qu’on (re)vient (toujours) à Saint-Cyprien. A un jet de métro ou à vélo, le Théâtre Garonne dans son beau look néo-indus accueille en 2015 la fine fleur des jeunes collectifs internationaux et la vieille garde de ses compagnies fétiches. Qui sont souvent les mêmes.

Compagnons de toujours

Venus de Belgique, de Hollande ou d’ailleurs, les collectifs qui accompagnent le Théâtre Garonne depuis une dizaine d’années (voire davantage) pour certains n’ont rien perdu de leur verdeur. Une façon d’envisager le travail du texte, de se débarrasser du metteur en scène, de nous associer au plaisir pris au plateau surtout, l’envie est toujours là, de leur côté comme de celui du public qui les retrouve chaque année avec bonheur. Les Belges du TG stan sont donc au rendez-vous, ils ouvrent la saison avec La Cerisaie de Tchekhov, avant de reprendre leur délirant Onomatopée avec leurs comparses de De Koe, Dood Paard et Discordia. Ces derniers reviennent ensuite dans la saison avec un numéro burlesque peuplé de clowns qui ratent tout (Pointless International) tandis que des membres de De Koe allument le mois de mai avec la trilogie Blanc, Rouge, Noir le relèvement de l’Occident. Autre compagne de route, Meg Stuart : la danseuse et chorégraphe propose un long solo et autoportrait intime Hunter. Quant au collectif La vie brève de Jeanne Candel et Samuel Achache, il brode avec le talent qu’on lui connaît pour mixer les univers, une nouvelle partition dans la lignée du Goût du faux, Fugue.

Artistes du cru

Parmi les artistes au programme, pour certains également des compagnons de très longue route du Garonne comme Mladen Materic et son théâtre Tattoo, beaucoup sont issus du sérail régional, même si depuis ils ont accédé à des succès de grande envergure. Aurélien Bory est de ceux-là, qui crée cette saison au Théâtre du Capitole dans le cadre partenarial du cycle Présences vocales deux opéras, Le château de Barbe bleue de Bela Bartok et Le Prisonnier de Luigi Dallapiccola. Mladen Materic aussi est en création avec la mise en scène d’un solo dansé et chorégraphié par la jeune Azusa Takeuchi (Pour Vera Ek). Eric Lareine monte un Ellis Island à cheval entre l’écriture de Pérec et celle de Joe Brainard avec son complice Pascal Maupeu et le regard aiguisé de Mathias de Koning (Onomatopée). Dans un autre cycle, organisé avec l’Usine de Tournefeuille Bivouacs, Sébastien Barrier cherche une voie entre stand up comedy et tragédie intime (Chunky Charcoal), tandis que Pierre Rigal trace le portrait d’un homme moderne écrasé sous les pressions (Press). Le même Rigal sera à nouveau convié en fin de saison avec un autre solo Mobile. Enfin Christophe Bergon met en scène un texte de Camille de Toledo, écrit en écho à la tuerie commise par Anton Breivik en Norvège et aux questions que la tragédie continue de soulever. Du théâtre en prise sur le monde.

 

www.theatregaronne.com

Théâtre Garonne

1, avenue du Château d’eau
31300 Toulouse
05 62 48 54 77